jeudi 31 juillet 2014

Comment dit-on Liberté Egalité Fraternité en russe ?


Il s’agit de trois petits mots faciles à prononcer
Trois mots de deux syllabes seulement 
Trois mots qui finissent tous par « a » !

Vous avez trouvé ? C'est facile !

La réponse - sous forme de rébus - en image

Liberté




Egalité




Fraternité


Ce qui donne en russe :

Лада

 дача

водка

LADA, DATCHA, VODKA


Liberté avec la Lada qui permet d'aller où on veut.

Egalité grâce à la Datcha, souvent modeste, que chaque famille russe possède.


Fraternité - merci Vodka !


                                    Лада    дача   водка

TOGLIATTI, le NOUVEAU VERSAILLES RUSSE !


Togliatti, affreuse cité HLM géante ? Ville usine de 800 000 habitants sans âme ? Que nenni.
En fait, je ne peux m’empêcher de faire un rapprochement avec Versailles où j’ai longtemps vécu.

Versailles-Togliatti, le même et l’autre...

Togliatti, la statue de Tatischev et la Volga.

Deux villes nouvelles, à l’architecture monotone, au tracé géométrique, surgies de Terre en quelques années par la décision arbitraire d’un pouvoir absolu : Louis XIV ou le Parti Communiste.

Deux villes de province où le temps s’écoule tranquillement loin de la frénésie de la capitale, Paris ou Moscou.

Des avenues immenses, très larges, pleines d’arbres : avenue de Paris, avenue Frunze, avenue de Saint-Cloud, avenue Lénine.

Togliatti, l'avenue Lénine, deux fois plus large que les Champs Elysées ou que l'avenue de Paris, à Versailles.

De l’eau, beaucoup d’eau : la pièce des Suisses, la Volga, le grand Canal, le lac de Kouïbychev.

Un poumon vert : le Parc du Château, la forêt de 3000 hectares.

Une statue équestre comme emblème de la ville : celle  de Louis XIV, roi de France et de Navarre, ou celle de Tatischev, fondateur de Staropol-Na-Volge, et géographe, inventeur de l’Oural comme frontière naturelle de l’Europe.

Versailles-Togliatti, terres chrétiennes couvertes d’églises et où la foi est vive.
D’un côté la chapelle du Château, les scouts, la cathédrale Saint-Louis, la grand-messe du dimanche, l’Eglise Notre-Dame, les processions, les feux de la Saint Jean.
De l’autre, le bulbe doré de la cathédrale orthodoxe de la Résurrection et des dizaines d’églises en construction pour rattraper le temps perdu avec les communistes. 
Le carillon des cloches parmi les tours soviétiques.
Les croix orthodoxes qui ornent les voitures, les taxis et les poitrines des jeunes filles.
Et aussi le stand d’objets religieux présent dans absolument chaque marché comme si la religion était aussi vitale à l’âme slave que le pain ou la vodka au corps.

La cathédrale de Togliatti

Versailles-Togliatti, le même et l’autre.

Le même spectacle de très jeunes mamans : 23 ans et déjà deux enfants.
Mais quelle différence entre la maman russe sur ses hauts talons, femme bottée, femme beauté, parka cintrée, et cheveux longs jusqu'aux reins, et la Versaillaise aux gros mollets, chaussures plates, coupe carrée, serre-tête et jupe écossaise.
Que sont Les Grandes Eaux musicales et Les Fêtes de nuit du Château à côté de ce délicieux spectacle d’une jeune fille, presqu'une femme, qui apprend à sa fille de cinq ans à glisser sur la glace et qui lui montre comment se cambrer délicatement pour être la plus belle ?

Ah, si Togliatti m’était conté !


samedi 26 juillet 2014

OULIANOVSK, les MISSILES et le KOLOBOK !


En lisant des articles sur le terrible crash de la Malaysia Airlines en Ukraine, j’ai été très surpris de trouver à plusieurs reprises le nom d’Oulianovsk.
Pourquoi Oulianovsk ?
Car, c’est dans cette ville de 650 000 habitants - située à quatre heures de route seulement de Togliatti - que sont fabriqués les missiles BUK SA-11 et SA-17 supposés responsables de la destruction du vol MH17.
Cette ville – qui jusqu’en 1924 s’était appelée Simbirsk – fut rebaptisée Oulianovsk en l’honneur d’un certain Vladimir Ilitch Oulianov – plus connu sous le nom de Lénine - qui y était né.

Les missiles et Lénine, voilà qui n’est pas très gai.

Mais heureusement il n’y a pas que ça à Oulianovsk…
Outre un très joli centre-ville avec de belles maisons en bois dominant la Volga majestueuse, Oulianovsk est aussi la patrie du KOLOBOK !
Le KOLO qui ? Le KOLO quand ? Le KOLO quoi ?
Le KOLOBOK, voyons ! Ce personnage universel du monde des contes, cette petite boule de pâte frite, ce beignet, cette galette, qui prend vie.
Vous ne voyez toujours pas ?


Le KOLOBOK, ce petit blini qui roule, qui roule et qui en chemin rencontre un lapin, un loup gris, un ours et un renard…

A Oulianovsk, sa figurine ronde en bois coloré se trouve dans toutes les boutiques de la ville.
Des affiches, des tee-shirts, des cartes postales sont à son effigie.
Et il y a même  une statue pour lui rendre hommage.





Et voici une excellente adaptation animée russe !





Le KOLOBOK, en France, c’est ROULE GALETTE, une histoire pour les petits et les grands à lire ou à relire, à dévorer – comme une galette chaude - sans attendre !!!


ROULE GALETTE  ou le KOLOBOK à la française

Dans une petite maison, tout près de la forêt, vivaient un vieux et une vieille.
Un jour, le vieux dit à la vieille :
- J’aimerais bien manger une galette…
- Je pourrais t’en faire une, répond la vieille, si seulement j’avais de la farine.

- On va bien en trouver un peu, dit le vieux : monte au grenier, balaie le plancher, tu trouveras sûrement des grains de blé.
- C’est une idée, dit la vieille, qui monte au grenier, balaie le plancher et ramasse les grains de blé.

Avec les grains de blé elle fait de la farine ; avec la farine elle fait une galette et puis elle met la galette à cuire au four.

Et voilà la galette cuite. « Elle est trop chaude ! crie le vieux. Il faut la mettre à refroidir ! »

Et la vieille pose la galette sur la fenêtre. Au bout d’un moment la galette commence à s’ennuyer. Tout doucement elle se laisse glisser du rebord de la fenêtre, tombe dans le jardin et continue son chemin.

Elle roule, elle roule toujours plus loin…

Et voilà qu’elle rencontre un lapin.

- Galette, galette, je vais te manger, crie le lapin.
- Non, dit la galette, écoute plutôt ma petite chanson.

Et le lapin dresse ses longues oreilles.

Je suis la galette, la galette,
Je suis faite avec le blé ramassé dans le grenier.
On m’a mise à refroidir, mais j’ai mieux aimé courir !
Attrape-moi si tu peux !

Et elle se sauve si vite si vite qu’elle disparaît dans la forêt.


Elle roule, elle roule sur le sentier, et voilà qu’elle rencontre le loup gris.

Galette, galette, je vais te manger dit le loup.
Non, non, dit la galette ; écoute ma petite chanson.

Je suis la galette, la galette,
Je suis faite avec le blé ramassé dans le grenier.
On m’a mise à refroidir,
Mais j’ai mieux aimé courir !
Attrape-moi si tu peux !

Et elle se sauve si vite, si vite que le loup ne peut la rattraper.

Elle court, elle court dans la forêt et voilà qu’elle rencontre un gros ours.

- Galette, galette, je vais te manger grogne l’ours de sa grosse voix.
- Non, non, dit la galette ; écoute plutôt ma chanson !

Je suis la galette, la galette,
Je suis faite avec le blé ramassé dans le grenier.
On m’a mise à refroidir,
Mais j’ai mieux aimé courir !
Attrape-moi si tu peux !


Et elle se sauve si vite, si vite que l’ours ne peut la retenir.

Elle roule, elle roule encore plus loin et voilà qu’elle rencontre le renard.
- Bonjour, galette, dit le malin renard. Comme tu es ronde, comme tu es blonde !
La galette, toute fière, chante sa petite chanson, et pendant ce temps, le renard se rapproche, se rapproche, et quand il est tout près, tout près, il demande :

- Qu’est-ce que tu chantes, galette ? Je suis vieux, je suis sourd, je voudrais bien t’entendre. Qu’est-ce que tu chantes ?
Pour mieux se faire entendre, la galette saute sur le nez du renard, et de sa petite voix elle commence :



Je suis la galette, la galette,
Je suis faite avec le…

Mais, HAM !… le renard l’avait mangée...


jeudi 24 juillet 2014

LADA SPOUTNIK, comme BUZZ L'ECLAIR... vers l'infini et au-delà !

Heureux l'homme qui a des rêves,
Et plus heureux encore, l'homme dont les rêves se réalisent !
A ce compte-là, je suis un homme heureux.

En arrivant en Russie, mon rêve était d'acheter une LADA.

Pour 50000 roubles (1000 euros), j'ai trouvé une LADA SPOUTNIK 99, et mon rêve est devenu réalité.




 Quelle était belle ma LADA 
Lorsqu'elle voguait dans le vent
Elle avait au soleil levant
Le bleu-vert-gris de la VOLGA





Hélas, comme dans tout bon film d'action, la situation de bonheur initial laisse place aux problèmes qui s'accumulent, le rêve tourne au gentil cauchemar.

La LADA SPUTNIK qui devait me conduire vers les étoiles me conduit - l'attraction terrestre étant trop forte - inexorablement... vers le garage !



la courroie lâche

le compteur de vitesse n'affiche plus les vitesses

la boîte de vitesse lâche

je crève un pneu (les routes sont cruelles)

les vitres électriques ne fonctionnent plus

je crève un deuxième pneu (les routes sont vraiment cruelles)

les freins ne marchent plus

le coffre ne s'ouvre plus

la batterie est morte

le carburateur est bouché

l'huile moteur est avariée

le moteur fume

et cet idiot qui me percute !







Mais je l'aime ma LADA !!!


mercredi 23 juillet 2014

RUSSIE CRASH ! voitures choc de Togliatti !


Si vous avez aimé le livre CRASH de  J.C Ballard ou le film réalisé par David Cronenberg, avec Rosanna Arquette, alors vous allez adorer TOGLIATTI (TOLYATTI en russe), charmante petite bourgade industrielle de 800 000 habitants sur les bords de la Volga, à 1000 km au sud-est de Moscou.

CRASH, cette histoire d'un homme qui éprouve des frissons érotiques et morbides à la vue de la tôle froissée et du sang séché des habitacles défoncés d'automobiles accidentées.

A Togliatti, les voitures sans pare-choc, partiellement accidentées, et qui pourtant roulent encore, sont légions.

Les immenses avenues de la ville, entrecoupées de quelques passages piétons, expliquent peut-être ce phénomène que je n'ai observé - à une telle échelle - dans aucune autre ville de Russie.

La voiture fonce, un piéton surgit, la voiture pile et se fait emboutir... ou s'emboutit elle-même !

Et voilà le résultat (photos exclusives de Grog) ...













































































































































Pourquoi ces voitures roulent-elles sans pare-choc ?

Pour des raisons économiques, bien-sûr : lorsque le salaire moyen avoisine les 12000 roubles (300 euros), racheter un pare-choc coûte cher.
Pourtant, le phénomène "bez-bumper", pour parler franco-russe, touche aussi des PORSCHE, des AUDI, et des BMW dont les propriétaires nagent dans les méga-kilos kopeck.

Je crois que la vraie raison est esthétique, éthique et même métaphysique.

L'âme russe, dans sa version togliattienne, aime la voiture vraie - dans toute sa fragilité - la voiture sans pare-choc, sans fioriture, sans bla-bla. 

La voiture essentielle - des banquettes, un moteur, un volant, des roues, un toit - au-delà des apparences.

La voiture authentique, comme tout juste enlevée de la monstrueuse chaîne de montage de l'usine AVTO-VAZ.