lundi 29 décembre 2014

L'IPOD, une invention soviétique !


Scoop : les Français ont inventé internet (si, si, avec le Minitel), et les Russes de l'époque soviétique ont inventé l'IPOD ! La preuve par l'image.




Dans mon nouvel appartement russe, à Togliatti, dans la cuisine, il y a un truc accroché sur le mur. 
ça ressemble à un ipod préhistorique.






En fait, il s'agit d'une radio. Ma chérie m'explique qu'autrefois il y avait un câble pour la radio dans chaque appartement (c'est un peu le gaz, eau, électricité, radio à tous les étages).





Oh surprise ! Je tourne le bouton et une voix grésillante, comme sortie d'outre-tombe, se fait entendre. Cette radio, qui n'a pas de bouton on/off mais juste un bouton de volume, fonctionne encore. J'imagine une vieille babouchka derrière son micro qui croit que l'URSS existe toujours !



video

lundi 22 décembre 2014

Un sous-marin nucléaire échoué sur les bords de la Volga !


Pour le voyageur qui arrive à Togliatti, le choc est souvent au rendez-vous car Togliatti n'est pas une ville mais une expérience, un concept, un processus.

Selon la lumière et l'humeur, on peut se croire dans un rêve de Le Nôtre ou dans un cauchemar de Bilal, à Versailles ou à Gotham City.

Jugez plutôt !








Quelques jours avant ces photos (prises à la fin de l'hiver 2005) les amarres du sous-marin avaient lâché et le submersible avait dérivé toute la nuit jusqu'au barrage de Togliatti. Au petit matin, un pêcheur avait essayé de donner l'alerte :

- Allo, la police ? C'est Sergueï Ivanovitch, je vous appelle car il y a quelque chose de coincé contre le barrage.
- Ah, oui, qu'est-ce que c'est ? Une voiture ? Un cadavre ?
- Vous n'allez pas me croire mais c'est un sous-marin.
- Oh, papy, il faut arrêter la vodka !




Après avoir navigué pendant plus de 20 ans dans toutes les mers du monde, le PL- B307 a été désarmé à Kronstadt. En 2005, il a été offert par la Marine au musée technique AvtoVaz. Il lui a fallu parcourir 2400 km de canaux, d'écluses et de Volga pour arriver jusqu'à Togliatti.




Mais, vrai, j'ai trop pleuré ! Les Aubes sont navrantes. 
Toute lune est atroce et tout soleil amer :
L'âcre amour m'a gonflé de torpeurs enivrantes.
Ô que ma quille éclate ! Ô que j'aille à la mer !

Si je désire une eau d'Europe, c'est la flache
Noire et froide où vers le crépuscule embaumé
Un enfant accroupi plein de tristesse, lâche
Un bateau frêle comme un papillon de mai.

Je ne puis plus, baigné de vos langueurs, ô lames,
Enlever leur sillage aux porteurs de cotons,
Ni traverser l'orgueil des drapeaux et des flammes,
Ni nager sous les yeux horribles des pontons
 Rimbaud, Le Bateau ivre



POUTINE ou la gestion en bon père de famille de l'économie russe, par Charles Sannat.


La dernière éditon du Contrarien matin du toujours excellent Charles Sannat !

ÉDITION DU LUNDI 22 DÉCEMBRE 2014
L'ÉDITO DE CHARLES :

« L’économie russe est bien plus brillante que l’économie française ! Les vrais chiffres »

Lire l'article
Mes chères contrariennes, mes chers contrariens !
Poutine est vilain, Poutine est un méchant mangeur d’enfants, Poutine ci, Poutine çà… Bon, d’accord, mais tout de même, lorsque l’on se penche sur les chiffres de l’économie russe, il y a de quoi être agréablement surpris par la gestion en bon père de famille de Vladimir Poutine, et les statistiques russes feraient pâlir d’envie n’importe quel économiste du monde libre (nous, les gentils quoi).
Je n’oserais pas dire que Poutine gère à la « De Gaulle », on pourrait me taxer de « poutinophilie » alors que vous avez bien compris qu’il faut être « poutinophobe »… Sinon vous êtes un vilain affreux collabo des forces du mal obscur, ou quelque chose comme ça.
Pourtant, Poutine fait comme de Gaulle en son temps. Pas de dette, l’accumulation de réserves d’or et évidemment une politique d’indépendance… Bon, autant dire que Poutine comme De Gaulle ont su faire suer les Américains au plus haut point, ce qui se termine généralement assez mal. En France, mai 68 n’est pas tout à fait un hasard… Et ce qu’il s’était passé à cette époque s’appellerait aujourd’hui une « révolution orange »… C’est beau une révolution orange, c’est un concept marketing financé par la CIA et c’est d’ailleurs l’un des objectifs recherchés par les États-Unis… Renverser Poutine en affamant le peuple parce que objectivement, l’attaque contre la monnaie russe ne repose sur aucun des fondamentaux économiques permettant de faire la force ou la faiblesse d’une monnaie. Le rouble ne devrait pas baisser dans ces proportions compte tenu de la typologie de l’économie russe.

Voici les chiffres essentiels à avoir en tête.

Haaaa, la dette… Alors que notre pays a un ratio dette sur PIB de 95 %, que les USA sont endettés à hauteur de plus de 105 % de leur PIB, la Russie, elle, n’a presque pas de dette… Un pauvre petit et minusculement ridicule 15,7 % de dettes sur PIB pour l’année 2014… Autant dire rien. Objectivement, la Russie est nettement plus solvable que la France…
Haaaaaaaaaaaa la balance commerciale… Alors que la France, la 2e économie de la zone euro tout de même, importe pour des centaines de milliards de chinoiseries diverses et avariées (sans oublier un grand paquet de gaz russe et de pétrole), ce qui nous fait tout de même une balance commerciale déficitaire d’environ 101 milliards d’euros, soit un paquet de sous tout de même qui quitte chaque année notre pays pour aller enrichir les autres (et accessoirement faire monter leur monnaie respective).
Le solde commercial de la Russie est, lui, de 179 milliards de dollars… Ce qui le rapproche de façon très dangereuse de l’Allemagne, grand exportateur devant l’éternel et dont pourtant personne ne cherche à contester la puissance.
Le déficit russe est de zéro… Là où nous nous débattons depuis plus de 40 ans pour obtenir un budget équilibré, sans succès évidemment, et nos déficits s’enchaînent inexorablement en nous menant vers une ruine collective.
Nous sommes 65 millions d’habitants et les Russes plus de 145 millions.
Alors que nos mamamouchis se demandent quand ils seront en mesure d’inverser de façon positive la courbe sans espoir du chômage de masse, en Russie, sous Poutine, le chômage plafonne à 5,6 %… De quoi laisser rêveur plus d’un mamamouchi français.
Le PIB russe est d’un peu plus de 2 057 milliards de dollars US, là ou le PIB de la France est de 2 902 milliards de dollars. C’est donc un avantage enfin pour nous petits Français. Nous sommes certes plus riches mais nettement moins bien gérés… Nous sommes donc, au final, nettement plus pauvres si l’on raisonne en « net de dette »…
La pression fiscale ne souffre également d’aucune comparaison… En effet, en Russie, les recettes fiscales ne sont que de 15,1 % du PIB là ou, en France, elles sont de 47 % (chiffre 2012) et les recettes publiques (au sens large de la taxation en France) de 53,5 % du PIB… Vous comprenez donc mieux pourquoi notre acteur national, le grand Gégé, est allé se faire tondre par Poutine plutôt que par Hollande….
Vous voyez également pourquoi la Russie a potentiellement la possibilité d’augmenter encore la pression fiscale pour s’en sortir, elle a de la marge avant d’atteindre une pression fiscale à la française… Et quelle marge !!

Pourquoi vous raconter tout cela ?

Juste pour vous montrer qu’en dépit de la propagande à laquelle nous sommes soumis ici sur la faiblesse de la Russie, ce pays est en réalité beaucoup plus robuste que l’image que l’on nous en donne. La Russie est pays économiquement solide, aux fondamentaux excellents. C’est un pays qui exporte plus qu’il n’importe et c’est l’un des rares dans le monde dans ce cas. C’est donc un pays dont la devise devrait structurellement s’apprécier et non pas l’inverse. C’est également une économie qui peut parfaitement introduire l’or en étalon monétaire contrairement à tous les pays déficitaires sur leur balance commerciale. Ainsi, un pays déficitaire comme la France verrait finalement ses réserves d’or partir à l’étranger en quelques mois afin de payer ses achats… ses importations ! Ce n’est pas le cas de la Russie. Et vous voyez que tous les pays commercialement déficitaires éprouveraient les plus grandes difficultés avec un étalon-or… À commencer par les Américains, grands déficitaires devant l’éternel.
Il ne faut donc pas enterrer la Russie, l’ours russe que nous venons bien imprudemment de réveiller.
La Russie est une grande nation, son peuple est courageux et capable d’endurer des efforts qui nous semblent tout simplement impossibles. L’âme russe a brisé aussi bien les armées de Napoléon que celles d’Hitler… Ce n’est pas celles d’Obama et encore moins d’Hollande qui feront mieux.
Nous ferions mieux, bien mieux, de revenir à des sentiments nettement plus constructifs à l’égard de la Russie qui fait partie de la grande Europe comme la définissait le Général de Gaulle, « l’Europe de l’Atlantique à l’Oural »…  Car il ne faut pas imaginer que l’attaque économique dont la Russie vient de faire les frais restera impunie… En Russie, plus qu’ailleurs, la vengeance est un plat qui se mange froid.
Il est déjà trop tard, préparez-vous.
À demain… si vous le voulez bien !!
Charles SANNAT

« À vouloir étouffer les révolutions pacifiques, on rend inévitables les révolutions violentes » (JFK)

Ceci est un article ‘presslib’, c’est-à-dire libre de reproduction en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Le Contrarien Matin est un quotidien de décryptage sans concession de l’actualité économique édité par la société AuCOFFRE.com. Article écrit par Charles SANNAT, directeur des études économiques. Merci de visiter notre site. Vous pouvez vous abonner gratuitement www.lecontrarien.com.

dimanche 21 décembre 2014

RADIO DATCHA : LES YEUX NOIRS !



Pour commencer la semaine en musique : un tube aux sonorités orientales qu'on entend souvent dans les mariages ou dans les marchroutka en Russie, et qui donne la pêche ! 

Черные Глаза, Les Yeux Noirs, 
d'Aïdamir Mougou, Айдамир Мугу.    





Aïdamir Mougou vient du Caucase, de la république d'Adygea, pas très loin de Sotchi.

J'en profite pour rappeler qu'il n'y a pas que des Russes en Russie. La Russie, dont le nom officielle est "Fédération de Russie", est constituée d'une centaine de nationalités : les Tatars, les Daguestanais, les Bachkirs, les Oudmourts, les Bouriates, les Kalmouks... Bref, en Russie (et à la différence de la France) on distingue très nettement le fait d'être citoyen de la Fédération de Russie et le fait d'être russe.

Qu'ils soient citoyens de la Fédération de Russie, ou non, chrétiens ou musulmans, Ossètes ou Géorgiens, Tchétchènes ou Arméniens, les gens du Caucase ont, d'après les Russes, le sang chaud, le diable au corps, l'honneur à vif, et les yeux noirs ! 


Bonne écoute sur RADIO DATCHA !


mercredi 17 décembre 2014

De la nécessaire RUSSIFICATION PEDAGOGIQUE de l'enseignement français.


C'est étrange, cette quasi certitude que les réformes de l'actuelle ministre de l'Education nationale, Najat Vallaud-Belkacem, ne changeront absolument rien à la catastrophe en cours. Changer les boiseries du bateau quand le bateau coule, ne sauvera pas le bateau...





La véritable crise de l'Education nationale n'est ni économique, ni sociologique, ni pédagogique, mais morale. Dans tous les établissements où j'ai enseigné en France, j'ai toujours trouvé punaisée dans un coin de la salle des profs, comme un aveu, comme une plainte, comme un appel honteux, cette page de Platon :

Lorsque les pères s’habituent à laisser faire les enfants,
Lorsque les fils ne tiennent plus compte de leurs paroles,
Lorsque les maîtres tremblent devant les élèves et préfèrent les flatter,
Lorsque finalement les jeunes méprisent les lois parce qu’ils ne reconnaissent plus au-dessus d’eux l’autorité de rien et de personne,
Alors, c’est là, en toute beauté et en toute jeunesse, le début de la tyrannie.

Autrement dit, la crise morale n'est rien d'autre que la crise de l'Autorité.

Je me souviens du collège Flora Tristan de Carrières-sous-Poissy, dans les Yvelines, où je passai un petit trimestre : quatre élèves avaient été hospitalisés depuis le début d’année à la suite de plusieurs bagarres dans la cour ou dans les environs immédiats de l’établissement.
La direction ne trouva cependant rien de mieux que d’organiser une journée de réflexion pour les professeurs avec les ateliers suivants : « Les élèves et les arts », « Les élèves et la citoyenneté», « Les élèves et les nouvelles technologies», « Les élèves et le sport ».
Direction indigne.

Autre aberration morale, autre exemple : cette sortie en catamaran organisée en Martinique.
Une seule classe pouvait y aller.
Au lieu de récompenser la meilleure et de leur offrir cette virée en mer, l’équipe pédagogique et administrative décida d’y envoyer la pire classe, la mienne.
Les pauvres petits qui s’étaient battus en cours à coups de chaises et de tables, qui avaient envoyé des camarades à l’hôpital le crâne ensanglanté, qui avaient insulté moult professeurs, cassé et volé du matériel au collège ou chez les commerçants où ils faisaient des stages, méritaient un peu de douceur.
Ce n’était pas tout.
Cette sortie était financée par une campagne de lutte contre le sida, et mes petits 4èmes se virent remettre par les organisateurs des préservatifs et des brochures expliquant – et donc banalisant- le cunnilingus, la fellation et la sodomie.
Et c’est ainsi que l’Education nationale,  au lieu d’éduquer et d’élever les enfants, se fait complice de la pornographie ambiante.

La distribution automatique par les infirmières scolaires, dans les collèges et les lycées, de la pilule abortive, dite « du lendemain », s’inscrit dans ce même processus de « mauvaise éducation » qui rend possible et presque banal cette anecdote que mon ami Medhi Laouar, enseignant au collège de la Mauldre, à Maule dans les Yvelines, m’a fait parvenir.

Je le cite :
« En 2011, à Maule, une élève de 5èB à qui je donne une punition pour bavardages s'agace et crie plusieurs fois à haute voix "Pourquoi moi !" 
Après l'heure de cours je vérifie les tables comme à chaque fois. Et là je lis sur la table où elle est assise seule "Pourquoi moi Laouar PD Laouar enculé..." 
Je demande alors aux élèves nouvellement entrés de bien vouloir prendre des photos (il faut dire qu'une année, à Sarcelles, l'ouvrier de service effaça discrètement des insultes sur des tables pour protéger son propre fils scolarisé dans la classe en cause). 
En fin de journée, je vais voir la principale-adjointe qui me demande d'apporter des preuves de la culpabilité de l'élève. Face à l'évidence des photos, elle me répond : "Bon écoutez Monsieur Laouar, cette jeune fille vient d'avoir son premier rapport sexuel cette semaine et c'est toujours un moment difficile et perturbant pour une jeune fille... Vous comprendrez qu'elle ait pu agir ainsi... l'affaire est réglée, il n’y aura donc pas de sanctions". »

En Russie, tout est différent.
On ne développe pas le SOCLE COMMUN DES COMPETENCES ET DES CONNAISSANCES - cet affreux machin qui ne sert à rien et fait perdre du temps à tout le monde - mais on remet à l'ordre du jour la pratique du lancer de grenade !

A l'école 93 de Togliatti, où j'ai travaillé les années précédentes, il y a un petit musée.
Sur les murs sont accrochés des bazookas, des kalachnikovs, un parachute et des uniformes militaires.
Des panneaux présentent, avec de nombreuses photos, l’histoire de la Russie, les héros, la Grande guerre patriotique aux vingt millions de morts, et la pacification de la Tchétchénie.
Impensable en France.
Le responsable du lieu m'apprend qu’il y a, l’après-midi, des ateliers montage et démontage d'AK-47 ouverts à tous les élèves.
L’amour de la patrie n’est pas chose honteuse en Russie.
J’imagine déjà un Français hurler au poutinisme, au fascisme et à la tyrannie russe.

Pourtant tout est lié, tout s'emboîte comme des poupées russes.
Comment voulez-vous respecter votre professeur, vos parents, les anciens, si vous ne respectez ni Dieu ni Patrie ?




L'équation de la réussite éducative russe tient dans cette formule simple : AUTORITE = CALME = TRAVAIL.
L'équation de l'échec français (suppression des notes, interdiction du travail à la maison, interdiction du redoublement, approches ludiques, intuitives, inductives, collectives, collège pour tous, Socle pour tous, Bac pour tous, fac pour tous, compétences, items, appétences, enfant-roi, découvertes artistiques, rythmes aménagés, dialogues des cultures, expression de soi) peut s'écrire comme ça : JEUX = PLAISIR = TRAVAIL. 

Quand aura-t-elle lieu la russification pédagogique de l’Education nationale qui – tel le parc Jurassique de Spielberg– pourrait seule réanimer ou ressusciter cette espèce en voie de disparition ou peut-être déjà disparue qu’est le mammouth ?

Quand aura-t-elle lieu la russification pédagogique pour que meure le prof et renaisse le professeur ?

Quand aura-t-elle lieu la russification pour abattre le tyran, cet élève ignare, capricieux qui dérespecte l’ordre et se croit tout permis ?

Quel président audacieux aura le courage de confier cette réforme, ou plutôt cette contre-offensive, au ministre de la Défense, seul compétent pour sauver la Nation ?

L’heure est grave, l’avenir sombre si les adultes complices et la jeunesse pourrit !

Et qu’on n’aille pas dire que le ministère de la Défense n’est pas qualifié pour une telle mission : j’ai vu et entendu - lors de mon bref passage à la Légion étrangère - des légionnaires chinois, roumains, croates, serbes, russes, turcs, pakistanais, chiliens, irlandais - et j’en passe - parler parfaitement français !




L'or et la chute du rouble, par Charles Sannat


Pour ceux qui ne le connaissent pas, voilà l'occasion de découvrir un article de l'excellent Charles Sannat.
Ce qui arrive au rouble aujourd'hui pourrait arriver un jour à l'Euro.
Pour limiter la casse, une seule option : acheter de l'or.


L'ÉDITO DE CHARLES :

« L’or en rouble… Une leçon pour tous les épargnants en cas de chute d’une monnaie !! »

Lire l'article
Mes chères contrariennes, mes chers contrariens !
Mon Dieu qu’une monnaie peut vite s’effondrer ! La Russie n’est pas un petit pays. La Russie a une grande histoire et la Russie d’aujourd’hui est infiniment plus moderne et développée que celle qui est restée dans l’imaginaire de beaucoup après la chute du mur de Berlin et 70 années d’expérience communiste en grande partie ratée.
Le peuple russe est un peuple très bien formé, très cultivé, avec de nombreuses technologies de pointe, en particulier militaires. Se dire que l’effondrement de la monnaie russe auquel nous assistons aujourd’hui est impossible chez nous, pour nous, que l’euro, notre euro est irréversible est aussi stupide que de croire que ce qui arrive aux Grecs (l’austérité) n’est pas en route dans tous les autres pays européens membres de la zone euro et en France également !
Un effondrement de plus de 50 % de la valeur du rouble en moins d’un an !!
Comme nous l’apprend cet article de France Info, « les Russes regardent leur rouble s’effondrer. La devise russe a perdu 10 % lundi et 20 % mardi. Il s’agit de sa plus forte baisse depuis la crise financière russe de 1998, qui a profondément marqué les esprits. Cette nouvelle chute porte à plus de 50 % sa baisse face au dollar depuis le début de l’année. L’euro a dépassé le seuil inimaginable de 100 roubles et le dollar 80 roubles.
Face à la situation, hors contrôle, la banque de Russie a annoncé dans la nuit une hausse de 6,5 points de son taux directeur à 17 %, contre 10,5 % auparavant et 5,5 % au début de l’année. La situation est « critique » a ajouté la banque centrale dans l’après-midi, annonçant de nouvelles mesures à venir. « La banque centrale va avoir beaucoup de mal à stabiliser le rouble tant que la forte baisse des cours du pétrole continuera, donc cette hausse de taux très offensive pourrait ne pas suffire », estimait Vladimir Miklachevski, économiste de Danske Bank ».
En moins d’un an, les taux d’intérêts, bas pour les Russes, à 5,5 % sont passés à 17 %. La monnaie a perdu 50 % de son « pouvoir d’achat ». Il s’agit là de variations dramatiques et également d’une véritable attaque organisée en grande partie par la finance anglo-saxonne contre la Russie qui pourrait fort bien finir par dégénérer en déclenchant une avalanche de contre-mesures économiques russes, mais tel n’est pas le sujet de mon édito aujourd’hui.
Le sujet que je voulais traiter à travers l’exemple de la crise russe c’est la vitesse potentielle d’un effondrement monétaire et évidemment, le comportement de l’or dans ce cas.
Il y a un an, il fallait 30 roubles pour un dollar. Aujourd’hui, il en faut 80 ! C’est donc un appauvrissement majeur pour les épargnants russes.
Le rouble s’effondre et l’or s’envole !
Le graphique qui illustre cet édito est le graphique de l’évolution des cours de l’or exprimés en roubles depuis le début de l’année et, au fur et à mesure que le rouble s’effondre, l’or s’envole. Pourtant, celui qui regarde les cours de l’or depuis Paris en dollars pense qu’il baisse (il devrait en plus les regarder en euro, vu qu’ici nous utilisons des euros et pas des dollars pour notre vie quotidienne, et se rendrait compte qu’en euro l’or ne baisse que de très peu et reste même très stable). Mais de Moscou et d’ailleurs en Russie (c’est aussi valable au Japon), je peux vous assurer que la perspective sur l’or est radicalement différente. L’or, là-bas, s’envole littéralement et évolue de façon inversement proportionnel à la chute des devises concernées (yen ou rouble).
Il y a un an, il fallait 32 000 roubles pour une once d’or et hier, au plus haut de la journée, nous sommes montés à 94 820 roubles pour une once d’or pour clôturer aux environs de 87 000 roubles.
La leçon que vous devez retenir en tant qu’épargnant, et en particulier dans le cas d’un scénario d’attaque des marchés sur l’euro afin de tester la détermination de la BCE et la volonté de l’Allemagne de « sauver » l’euro à tout prix y compris au prix d’une impression monétaire importante, c’est que l’or ne vous enrichira pas comme il n’enrichit actuellement pas fondamentalement les Russes. Non, l’or protège la valeur de votre monnaie. L’or s’apprécie autant que la monnaie baisse, l’or protège votre pouvoir d’achat, il est par nature la monnaie. Il est par nature la valeur refuge. L’or ne se triche pas, l’or stocke la valeur sur de longues périodes et permet d’amortir considérablement les chocs monétaires réguliers intrinsèques aux monnaies papiers et aux spéculations de marché.
L’épargnant russe qui, au moment où nous parlons, est détenteur d’or et a su couvrir ses actifs monétaires avec une enveloppe suffisamment importante d’or physique peut regarder non pas avec plaisir sa monnaie s’effondrer (on n’est jamais heureux dans ces cas-là) mais peut garder une relative sérénité par rapport à la stabilité de son patrimoine et de son pouvoir d’achat. Il est dans une situation nettement meilleure que celui qui ne détient que de la monnaie à la banque ou des actions en Bourse qui dévissent depuis plusieurs semaines. L’épargnant qui n’a que des actifs financiers classiques du type épargne, action, obligation est en train de boire le bouillon sur tous les fronts et seul l’or lui assure de la stabilité.
Je ne saurais donc que trop vous inviter à méditer très sérieusement sur ce qu’il se passe en Russie, à savoir un accident monétaire majeur auquel vous assistez en direct. Vous pouvez y voir le comportement de l’or en temps réel et voir qu’il joue pleinement son rôle lorsque l’on retraite tout cela des effets de change liés à sa cotation en dollars. Évidemment, nous savons tous que cela n’arrive qu’aux autres et que nous n’avons rien à craindre puisque la « trajectoire » est bonne et que notre gouvernement garde le « cap ». Nous ne craignons rien, même pas la retraite finalement à 64 ans en attendant plus ou encore même une baisse des pensions désormais évoquée sans la moindre gêne. Mais nous ne pourrons pas payer des retraites aussi élevées pour des retraités aussi nombreux, même en allongeant la durée de cotisation de deux ans, alors que bien sûr le nombre de cotisants au système s’effondre à la même vitesse que l’emploi et que le nombre de chômeurs s’envole. Évidemment, tout se passera bien, nos mamamouchis voient la croissance partout, mais pas nous. Qu’importe, tout ira bien puisque l’on veut vous vendre le fait que tout ira bien.
Il est déjà trop tard, préparez-vous.
À demain… si vous le voulez bien !!
Charles SANNAT

« À vouloir étouffer les révolutions pacifiques, on rend inévitables les révolutions violentes » (JFK)

Ceci est un article ‘presslib’, c’est-à-dire libre de reproduction en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Le Contrarien Matin est un quotidien de décryptage sans concession de l’actualité économique édité par la société AuCOFFRE.com. Article écrit par Charles SANNAT, directeur des études économiques. Merci de visiter notre site. Vous pouvez vous abonner gratuitement www.lecontrarien.com.




Pour en savoir plus sur Charles Sannat et les contrariens :
http://www.lecontrarien.com/



lundi 15 décembre 2014

Le rouble chute !


Cours du pétrole bas + sanctions économiques 
(+ spéculation hostile) 
= crise du rouble.

Depuis hier soir, 1 euro vaut 80 roubles.

Quand je suis arrivé en Russie, il y a moins de 3 ans, 1 euro valait 40 roubles.

Pour l'instant le prix des produits de consommation courants n'a pas encore trop bougé, mais les produits importés, oui. Dans la boutique Marafon du coin de la rue, j'ai vu des paires de chaussures passer en 48 heures de 4000 à 6500 roubles.




Mes collègues de l'école 67 touchent 12000 roubles par mois.
12000 roubles, il y a 3 ans, cela représentait 300 euros.
Aujourd'hui 150.

La vie qui n'était pas facile pour les Russes risque de devenir franchement difficile.



vendredi 12 décembre 2014

Les dangers du lait de chamelle !

Pour trouver des livres en français à Togliatti, il n'y a pas que l'AVTOBIBLIOTEKA, il y a aussi l'Alliance française. 

Dans ce temple de la culture françaiseen farfouillant un peu, j'ai trouvé - coincé entre les Picsou magazines, les Maigret et les SAS - La Rage et l'orgueil, d'Oriana Fallaci.




Je n'avais jamais lu ce livre mais je me souviens très bien du scandale qui avait entouré sa parution en 2001, juste après les attentats contre les Twin Towers. 

Oriana Fallaci  - qui est hélas morte en 2006 - avait été traitée à l'époque par les médias français d'affreuse raciste islamophobe.

Forcément, j'ai lu ce livre improbable, et je dois dire que j'ai été touché par ce cri - car ce livre est un cri - j'ai été touché par la justesse de ce cri qui, tel une Cassandre des temps modernes, dénonce le danger que représente le fanatisme islamique pour le monde occidental.

Oriana Fallaci, un esprit libre, un Freier Geist

"Nous nous écroulons dans tous les sens du terme, mes chers. Et au lieu des cloches, on se retrouve avec les muezzins, au lieu des minijupes on se retrouve avec le tchador ou le bourkah, au lieu du petit cognac on se retrouve avec le lait de chamelle."

"Je vais te raconter l'histoire des douze jeunes impurs (ce qu'ils avaient fait d'impur, je ne l'ai jamais su) qui après la guerre du Bangladesh furent exécutés à Dacca. Ils furent exécutés dans le stade sportif, à coups de baïonnette dans le thorax et le ventre, et sous les yeux de vingt mille fidèles qui assis dans les tribunes applaudissaient au nom d'Allah. "Allah akbar, Dieu est grand, Allah akbar."(...) Après le carnage les vingt mille fidèles (dont beaucoup de femmes) abandonnèrent les tribunes pour se rendre sur le terrain. Mais pas d'une façon désordonnée et débraillée et rapide, remarque bien : d'une façon réglée, calme, solennelle. Lentement ils formèrent un cortège. Lentement ils se rendirent au centre du terrain. Et psalmodiant sans cesse Allah akbar-Allah akbar, ils passèrent sur les cadavres. Ils les réduisirent à un tapis d'os broyés, ils les détruisirent  comme les Tours de New York."

"Je suis en train d'expliquer que nous Italiens et nous Européens nous ne sommes pas comme les Américains : récente mosaïque de groupes ethniques et religieux, mélange élastique de langues et de religions et de cultures, tout à la fois ouverts aux invasions et capables de les repousser. Je suis en train de dire que, exactement parce qu'elle est très précise et bien définie depuis des siècles, notre identité culturelle ne peut pas supporter une immigration composée de personnes qui d'une façon ou d'une autre veulent changer notre système de vie. Nos principes, nos valeurs. Je suis en train de dire que chez nous il n'y a pas de place pour les muezzins, les minarets, les faux abstèmes, le foutu tchador, l'encore plus foutu bourkah. Et même s'il y avait de la place, je ne la leur donnerais pas.

Stop. Ce que j'avais à dire je l'ai dit. La rage et l'orgueil me l'ont ordonné, la conscience nette et l'âge me l'ont permis. Maintenant, stop. Point et stop.


Presque 15 ans après, force est de constater que ce cri était juste, effroyablement juste. 

Du Nigeria, au Pakistan, en passant par le Mali, la Libye, l'Algérie, la France (oui, la France de Mohamed Merah et des milliers de djihadistes "français" partis commettre d'abominables crimes pour le compte de l'Etat criminel islamiste au Levant), l'Egypte, la Syrie, l'Iran, l'Irak, l'Afghanistan : c'est partout le même spectacle d'une charia lumineuse qui égorge, qui exécute, qui vole, viole et persécute.

Certains musulmans de bonne volonté peuvent peut-être me dire que l'islam, le vrai, ce n'est pas ça et je ne demande qu'à les croire seulement je n'arrive pas à oublier que leur prophète lui même (qui s'appelait Mohamed, comme Mohamed Merah) a égorgé et fait égorger des Juifs... bel exemple pour les fidèles !

Et pourtant - je voudrais tant le croire aussi - elle doit bien exister cette possibilité d'un islam modéré et fort, d'un islam critique, expurgé de sa charia moyenâgeuse, d'un islam qui n'imposerait pas la dhimmitude aux chrétiens, ni le tchador aux femmes ? 

Cet islam 2.0, quel fils d'Allah viendra le programmer ? Cet islam 2.0, quel fils d'Allah viendra le mettre à jour ?


Cheveux au vent et clope au bec, c'est pour une femme, et d'après la charia, 
un crime suffisant pour être égorgée dans un stade.

Oriana Fallaci
Merci !
Et repose en paix
Car le monde est en guerre !



mercredi 10 décembre 2014

SIMONE VEIL ET LES VAMPIRES ou Comment tuer un revenant ?

Aujourd'hui un billet consacré aux revenants, et aux meilleurs moyens de les supprimer.
Ames sensibles s'abstenir.
J'appelle "revenant" celui qui est là et qui  pourtant ne devrait pas être là.
Je distingue 4 catégories principales de revenants.

1. Premier type de revenants, les plus effrayants : les vampires.
Le tueur de vampires le plus connu est Van Helsing.
Technique pour supprimer les suceurs de sang : un pieu dans le coeur.



2. Deuxième type de revenants, particulièrement visibles sur les écrans ces temps-ci : les zombies.
L'un des tueurs de zombies le plus expérimenté est Rick dans la série WALKING DEAD.
Technique pour supprimer les "walkers" : leur exploser le cerveau. Concrètement : un coup de poignard dans le crâne, une balle ou une barre entre les yeux, un batte de baseball pour réduire en bouillie la boite crânienne.



3. Les troisièmes types de REVENANTS - imaginés par Francis Gobert et ce tordu génial d'Emmanuel Carrière - ont ceci de particulier qu'il ne s'agit ni de zombies, ni de vampires mais d'individus morts quelques années auparavant et qui reviennent en pleine santé, qui "ressuscitent" purement et simplement et ne savent pas pourquoi.


L'un d'eux, nommé Simon, se prend une balle en plein coeur mais il revient à la vie quelques heures plus tard. Donc, pour ce type de revenants, il va falloir attendre la saison 2, actuellement en tournage, pour savoir s'il est possible ou pas de les supprimer, et si oui, comment ?

4. Les revenants du quatrième type - je rappelle la définition de revenant, "celui qui est là et qui ne devrait pas être là"- sont à la fois  nombreux sur Terre mais menacés et en voix d'extinction.
Ces revenants du quatrième type partagent avec ceux du troisième type le fait d'avoir une apparence physique normale, ou presque, mais ils s'en distinguent car eux ne sont pas, à proprement parler, des ressuscités, mais des miraculés.
Ils ont échappé à la mort.
Pour les tuer, c'est pourtant très facile. Une petite dose de norstréoïde ou une canule d'aspiration suffisent.
Le tueur le plus célèbre de ce type de revenants ? Difficile de répondre, ils sont tellement nombreux et leurs complices et inspirateurs aussi.


La canule, l'arme absolue pour que le revenant ne revienne plus.

Personnellement, je n'en ai tué aucun, mais j'ai la chance inouïe d'en connaître trois, de ces revenants. Ils s'appellent Andrea, Igor et Léa.

Andrea et a été ma compagne pendant plusieurs années.
Igor est le fils de mon épouse.
Léa est ma petite élève française de 10 ans à l'école 67 de Togliatti, en Russie.

La mère d'Andrea avait 17 ans quand Andrea est née à Bogotá.
Le mère d'Igor avait 17 ans quand Igor est né à Samara.
Les parents de Léa ont su avant sa naissance que Léa ne serait jamais une enfant comme les autres.

Malgré des situations familiales, politiques et économiques catastrophiques - car vraiment je ne souhaite à personne de vivre dans une famille modeste de la Colombie des années 80 et de la Russie des années 90 - les mères (sans père) ont gardé l'enfant.
Malgré un diagnostic révélant la trisomie 21, les parents de Léa ont gardé Léa.
ça n'a pas été facile, oh, non, personne ne dira le contraire, mais ça a été possible.
Et aujourd'hui, je n'arrive pas à imaginer un monde, ou du moins ma vie, sans Andrea, ni Igor ni Léa.

Pour moi Andrea, Igor et Léa sont des revenants, des miraculés.

Alors quand j'entends - à l'occasion des 40 ans de la loi Veil - que les députés veulent inscrire le droit à l'avortement comme un droit fondamental, c'est comme si je les entendais hurler 

Tuez Andrea, tuez Igor, tuez Léa, ils ne méritent pas de vivre !

Et chaque année, ce sont 225000 Andrea, Igor et Léa qui sont assassinés dans les avortoirs de la République.





jeudi 4 décembre 2014

LA SPIRALE INFERNALE


... pour un café d'enfer !!!

Aujourd'hui un petit post pour vous présenter un objet quotidien usuel en Russie.



Par une bizarrerie électrique, tous les plombs de mon étage, à l'Ecole 67, sautent lorsque j'essaie de faire chauffer l'eau dans une bouilloire. 
Et comme il ne m'est pas possible de survivre sans café ni de déranger trois fois par jours, pour leur prendre de l'eau bouillante, Masha, Irina et Tatiana, les comptables du bureau d'à côté... une seule solution : la spirale (j'ai oublié le nom en russe)




Il s'agit d'une simple résistance électrique, sans interrupteur ni thermostat, qu'on branche et qu'on plonge directement dans l'eau.
Je l'appelle "spirale infernale" car la moindre distraction risque d'être fatale : le verre (dont l'eau s'est évaporée) explose, l'enfant (qui touche à tout) se brûle affreusement, ou le feu prend à l'immeuble !




Cette "bite chaude" - comme on la surnommait en France lorsqu'elle était encore autorisée il y a 20 ans - est dangereuse, assurément, mais drôlement pratique !

Bref, lors de votre prochain voyage en Russie, pas la peine de rapporter du caviar ou une matriochka. 
Avec la spirale vous êtes sûr de faire un cadeau original, typique, pratique, économique (elle coûte 100 roubles, 2 euros) et pas plus dangereux qu'une kalachnikov ou qu'un bidon de vodka.





mardi 2 décembre 2014

Le Roi Midas, BHL, et le crash de la Malaysia Airlines

Vous souvenez-vous de la légende du roi Midas ? De ses longues oreilles d'âne ? De son esclave qui n'arrive pas à garder le secret et  qui creuse un trou dans la terre pour le murmurer ? Vous souvenez-vous de la chute de l'histoire ? De ces roseaux qui poussent sur le trou et qui répètent sans fin ce secret dans le vent ?

Le roi BHL Midas et ses longues oreilles

En relisant cette légende, je me suis dit : "Comment se fait-il qu'aucun roseau n'ait pour l'instant divulgué le nom du coupable de cet affreux crash de la Malaysia Airlines ?"


Car enfin, un tel secret est trop lourd à porter pour un homme seul,  ou pour un groupe d'hommes, non ?

Si j'étais le pilote ukrainien du SU 25 ou du MIG 29 qui a abattu l'avion, je crois que j'aurais eu du mal à tenir ma langue. J'aurais sans doute parlé à mon mécanicien, aux contrôleurs aériens, à ma femme...



Si j'étais le milicien ukrainien, pro-russe ou pro-Kiev, qui a lancé le missile BUK... pareil, j'aurais vidé mon sac au premier litre de vodka englouti. Avoir autant de sang sur les mains, ça doit laisser des traces, comme une drôle de bosse dont on essaie de se débarrasser, non ?




Mais non, le silence demeure. Les enquêtes n'aboutissent à rien, sinon à cette platitude, que l'appareil a été criblé "par un grand nombre d'éclats". Et je m'étonne qu'aucun expert ne puisse identifier la provenance de ces éclats.

Un silence assourdissant à ce point, comment est-ce possible ?

Première hypothèse : les coupables - qui ont reçu l'ordre de se taire et qui savent qu'ils ont fait une énorme connerie (car personnellement je pense que ce crash est une erreur involontaire) - parviennent encore, mais que c'est dur, à garder le silence. Dans ce cas-là, patience, il suffit d'attendre quelques mois que le trou se creuse, que les roseaux poussent et que le vent souffle.

Deuxième hypothèse : nous n'entendons rien car le coupable a déjà été supprimé par la section K (j'emprunte ça à Largo Winch) qui a elle même été éliminée par la section X. Un peu comme si les Dieux avaient tué Midas, brûlé son cadavre difforme, ses esclaves et tous les roseaux du pays pour que personne jamais ne sache.

Quand la Vérité dérange, on l'empoisonne ou on la crucifie, ce n'est pas nouveau. 
Question, qui sont les Athéniens, les Ponce Pilate et le Sanhédrin d'aujourd'hui ?

Comment savoir ? Que faire ? Que dire ? Qui appeler ? Superman ? Hélas, il n'existe pas. Mais ce n'est pas si grave, car il y a un homme discret à la chemise blanche et au large front qui peut nous sauver : BHL !


BHL ? 
Mais oui,  il est l'homme dont nous avons besoin.
En effet, il est philosophe, donc ami de la Vérité, et il est riche, immensément riche, sa fortune se compte en centaines de millions d'euros.

Que peut faire BHL ?

Tout simplement, mettre son argent au service de la Vérité.
Du cash pour le crash !
Offrir, non pas 1 milliard pour acheter une frégate à l'Ukraine, mais 100 millions de dollars à toute personne susceptible d'apporter des informations capitales sur ce crash.


Nul doute que les langues des pilotes, des miliciens (dont les salaires doivent avoisiner les 200 euros mensuel) des gars de la section X, Y, de leurs chefs ou de leurs maîtresses ne se délieront rapidement.

Si vous voulez que BHL fasse (enfin) advenir la vérité, signez la pétition. Pour cela, écrivez en commentaire, ces 3 mots :

BHL CASH CRASH ! 

Et bien-sûr, profitez-en pour relire cet extrait des Métamorphoses d'Ovide sur le roi Midas. Lire un Klassik, c'est toujours gagner quelques secondes d'éternité...



Midas veut cacher sa tare ; honteux et confus, il tente

de faire valoir son visage en portant un bonnet pourpré

Mais le serviteur chargé de lui couper les cheveux 

avait découvert son secret. De cette difformité,

il n'osait pas parler, tout en désirant la diffuser dans les airs. 


Étant incapable de se taire, il s'écarta, creusa un trou dans la terre ; 

à voix basse, comme dans un murmure, il décrivit à la terre déplacée 

les oreilles qu'il avait aperçues sur son maître ; puis, il enfouit 

sous la terre remise en place la révélation que sa voix avait faite,

et il s'éloigna silencieusement du trou qu'il avait comblé. 


En cet endroit se mit à pousser un massif serré de roseaux tremblants,

et, quand, une année plus tard, ils furent arrivés à maturité,

ces roseaux trahirent le serviteur : agités par un doux Auster,

ils répètent les mots enfouis dénonçant les oreilles du maître.

Ovide, Les Métamorphoses (XI, 180-193)