jeudi 26 février 2015

Du Coran et de l'apostasie - droit de réponse.


Je publie aujourd'hui un commentaire d'un des fidèles lecteurs de ce blog, Mahmoud Lakama, adepte du muttazilisme, cet islam du logos et de la rationalité grecque.

D'après Mahmoud Lakama le texte du Coran ne contiendrait aucunement l'exigence de punir de mort l'apostat. (En est-il de même dans les Hadiths - textes aussi vénérés dans le monde musulman que le Coran ? C'est là une autre question.)

Ce commentaire est donc un droit de réponse à mon billet sur le film l'Apôtre de Cheyenne Carron, censuré de Brest à Vladivostok.






Cher Grog,
Un sondage de janvier 2015 montre que près d'un Français sur deux a peur de l'Islam. C'est sur cette peur, ce rejet, que pousse le FN, 1er parti de France aux Européennes et sans doute le 1er lors des cantonales de mars 2015. En effet, les électeurs et sympathisants disent majoritairement ne pas croire aux idées économiques du FN (en particulier sortir de la zone euro) mais adhérer au fameux "on est chez nous" !

Dans cette ambiance générale de dénigrement de cette religion qui touche les milieux populaires mais aussi des personnes dotées d'un capital culturel élevé, je reviens sur un dogme qui voudrait que l'apostasie soit condamnée de mort... 

Voyons ce qu'il en est dans le texte divin...

Le fait de changer de religion après l’avoir reconnue et pratiquée avec droiture réduit à néant l’œuvre pie, tel est l’avertissement dans le verset suivant. … "Ceux qui abjureront leur religion et mourront infidèles, vaines seront pour eux leurs actions dans la vie immédiate et la vie future". Sourate 2, La vache, verset 217.

Il en va de même pour ceux qui se sont fourvoyés après avoir été bien guidés. "Ceux qui sont revenus sur leurs pas après que le droit chemin leur a été clairement exposé, le Diable les a séduits et trompés. C’est parce qu’ils ont dit à ceux qui ont en aversion ce que Dieu a révélé : « Nous vous obéirons dans certains cas ». Dieu connaît cependant ce qu’ils cachent". Sourate 47, Muhammad , verset. 25.

En dépit de la dureté des admonestations, il n’y a aucune criminalisation de l’apostasie. Le contenu du Coran devait s’adapter à l’entendement des premiers récipiendaires. Le discours révélé fait appel, entre autres arguments, à la tromperie de Satan, afin que les croyants se prémunissent contre tout égarement. Dans une perspective religieuse invitant à répondre présent à l’appel du mystère, où la parole du Créateur ne se décline pas comme une confidence mais se fait entendre comme un commandement, des « mises en garde » sont adressées aux fidèles dans un langage qui leur est accessible et compréhensible. 

En tout état de cause, il n’y a aucune délégation qui soit faite aux hommes pour se charger d’une quelconque mission punitive sur terre afin de châtier les renégats. S’arroger le droit de l’accomplir, en dehors de tout mandat divin ou humain, est un crime odieux et haïssable.

À ce titre, tout croyant sincère doit s’en tenir à témoigner de sa foi. "S’ils te contredisent, dis-leur : « Je me suis entièrement remis à Dieu, moi et ceux qui m’ont suivi ». Et dis à ceux à qui le Livre a été donné, ainsi qu’aux ignares :      « Avez-vous embrassé l’islam ? ». S’ils se remettent à Dieu, ils seront bien guidés. Mais, s’ils tournent le dos... Ton devoir n’est que la transmission du message. Dieu, sur Ses Adorateurs, est clairvoyant." Sourate 3, La famille de `Imran, verset 20.

Remettre autrui – malgré lui – dans le droit chemin n’est l’affaire de personne, pas même celle du Prophète dont la mission s’arrête uniquement à la transmission.

Bien-sûr ces arguments n'enlèvent rien à la beauté de Cheyenne Carron... 
Peut-être seulement qu'ils permettront de mieux distinguer entre l'essence et l'existence, les textes et ce qu'en font les hommes, la religion et les religieux, l'islam et les musulmans !

Mahmoud Lakama



mercredi 25 février 2015

SISSI+ISSA = ISLAMA-BOUM !

Difficile d'échapper au qualificatif d'islamophobe quand on est blanc, chrétien, et qu'on critique l'islam. 

J'ai donc le plaisir de laisser aujourd'hui la parole à 
un non-blanc
non-chrétien 
musulman
Égyptien

un authentique esprit libre 
un freier geist radical 
qui n'a pas peur d'appeler un chat un chat

Ibrahim ISSA
journaliste et présentateur à la télé égyptienne




émission télé du 3 février 2015 (extraits)

Ibrahim Issa: Chaque fois que l’Etat Islamique commet des actes de barbarie, tels que décapiter, égorger ou brûler vive une personne, comme ils l’ont fait aujourd’hui, différents cheikhs déclarent – lorsqu’ils prennent la peine de s’exprimer – que cela n’a rien à voir avec l’islam, que l’islam n’est pas en cause, etc. Pourtant lorsque les membres de l’Etat Islamique massacrent, assassinent, violent, immolent et commettent tous ces crimes barbares, ils affirment se fonder sur la charia. Ils déclarent que leurs actes sont fondés sur un certain hadith, sur un chapitre du Coran, sur une affirmation d’Ibn Taymiyyah ou sur une source historique. Il faut dire la vérité : tout ce que dit l’Etat Islamique est exact.
Cela ne devrait surprendre personne, et personne ne devrait être choqué par ce que je vais dire. Toutes les preuves et les références que l’Etat Islamique apporte pour justifier ses crimes, sa barbarie et sa violence horrifiante, criminelle et condamnable… Tous les preuves et les références qu’apporte l’Etat Islamique, affirmant qu’elles peuvent être trouvées dans les livres d’histoire, de jurisprudence et de droit, s’y trouvent effectivement, et celui qui dira le contraire commet un mensonge.
[…]
Lorsqu’ils tuent quelqu’un en le qualifiant d’infidèle, lorsqu’ils violent une femme, qu’ils tuent des prisonniers et qu’ils massacrent et décapitent des gens, ils disent que le Prophète Mohammed leur a ordonné ! Dans quel contexte ? Quelle interprétation ? C’est une tout autre histoire. Aucun des [cheikhs d’Al-Ahzar] qui prétendent être modérés et qui ont demandé au président Al-Sisi de modifier le discours religieux n’ont eu le courage – pas une once de courage – de reconnaître que ces choses se trouvent effectivement [dans les sources islamiques] et qu’elles sont [moralement] erronées. Lorsqu’on prétend qu’un certain Compagnon du Prophète a fait ceci ou cela, vous devez répondre qu’il était moralement dans l’erreur. J’aimerais bien voir un seul cheikh d’Al-Ahzar avoir le courage de reconnaître qu’Abou Bakr a brûlé vif un homme. C’est vrai. Il a brûlé Fuja’ah [Al-Sulami]. C’est un épisode historique bien connu.
[…]
Abou Bakr était-il moralement dans l’erreur lorsqu’il a brûlé vif cet homme ? Personne n’ose le dire. Aussi nous sommes dans un cercle vicieux, et on peut s’attendre à de nouvelles barbaries, car toute cette barbarie est sacrée. Elle est sacrée. Cette barbarie se drape dans la religion. Elle est immergée dans la religion. Elle se fonde uniquement sur la religion. Votre mission [de chefs religieux] est d’affirmer que si cela fait partie de notre religion, alors c’est que l’interprétation est fausse. Ne dites pas que l’islam n’a rien à voir avec cela.

[…]



lundi 23 février 2015

La pensée - sexiste - du jour


"Ce que j'aime en Russie, c'est que les hommes sont des hommes, et les femmes des femmes."
philosophe de tradition orale,
expert linguistique auprès de l'Ambassade de France à Moscou.




Une des rares photos de Gugul en Russie
(en bleu au premier plan)

Vivement la fête des femmes...

Aujourd'hui en Russie, c'est la "fête des hommes et des défenseurs de la Patrie".

Concrètement, aujourd'hui au marché, alors que j'achetais mon papier toilette et mon fromage, les marchandes m'ont félicité d'être un homme ! J'ai oublié la formule d'usage russe mais c'était assez surprenant de recevoir un tel compliment avec du сыр и туалетная бумага dans les mains.



Ma belle-mère, mes belles-sœurs et bien-sûr ma chérie m'ont aussi félicité et offert de petits cadeaux.

De son côté, ma chérie a appelé Maxim et Feodor, ses petits neveux de 11 et 12 ans pour - pareillement - les féliciter.

Et ce soir, nous avons bu un peu de vodka avec ma belle-mère à qui nous avons aussi souhaité une bonne fête car son carnet de télégraphiste militaire de réserve fait d'elle un authentique "défenseur de la patrie"

Ma belle-mère, télégraphiste soviétique, il y a 30 ans de ça !?!

Alors forcément, quand je vois que l'édition en ligne du Monde propose aujourd'hui un portfolio qui résume cette journée ainsi :

Le 23 février est férié en Russie, pour commémorer la création de l’Armée rouge et rendre hommage aux soldats russes

ça m'énerve, ce n'est pas complet, c'est biaisé.

Surtout que les photos ne montrent que des soldats, des missiles, ou des militants communistes qui brandissent des portraits de Staline. Perso, je n'ai rien vu de tout ça aujourd'hui à Togliatti.

Plus loin dans Le Monde, un article tout en finesse intitulé : "POURQUOI L'OCCIDENT N'A PAS VU VENIR POUTINE".

Et ce n'est là qu'une libre variation sur un thème manifestement à la mode puisque il y a quelques jours le journal 20 Minutes titrait - sans apporter aucune preuve - POUTINE L'HOMME LE PLUS RICHE DU MONDE.

Et que quelques semaines plus tôt, c'était Libération qui nous parlait de la schizophrénie polymorphe aiguë (ou un truc dans le genre) de Poutine diagnostiquée par un rapport bidon du Pentagone. 



Bizarrement ni Le Monde, ni Libé, ni 20 minutes ne parlent des récents propos de l'ambassadeur d'Ukraine en Allemagne qui reconnaît la présence de bataillons nazis dans l'Armée ukrainienne et qui n'y voit aucun problème.

Bref, un lecteur non-averti regardera ces photos et ces articles et conclura avec Bush Obama : la Russie, c'est vraiment l'axe du mal. 



Face à cette bêtise anti-russe primaire, il existe un vaccin, et c'est le site d'Olivier Berruyer, 
les-crises.fr.


vendredi 20 février 2015

SISSI et les 21 COPTES

Je reprends l'article publié par Yves Daoudal sur son blog

Mgr Antonios Aziz Mina, Evêque copte catholique de Gizeh, confirme à l’agence Fides que plusieurs des martyrs ont prononcé le nom du Christ avant de mourir :

« La vidéo qui montre leur exécution a été construite comme une mise en scène cinématographique terrifiante, dans le but de répandre la terreur. Et pourtant, dans ce produit diabolique de la fiction et de l’horreur sanguinaire, on voit que certains des martyrs, au moment de leur mise à mort barbare, répètent “Seigneur Jésus Christ”. Le nom de Jésus a été le dernier mot qui est venu sur leurs lèvres. Comme dans la passion des premiers martyrs, ils s’en sont remis à Celui qui, peu après, les aurait accueillis. Ils ont ainsi célébré leur victoire, une victoire qu’aucun bourreau ne pourra leur enlever. Ce nom murmuré au dernier instant a été comme le sceau de leur martyre. »

D’autre part, le Premier ministre Ibrahim Mahlab a fait savoir que le président Sissi en personne a donné l’ordre de construire aux frais de l’Etat une église dédiée aux martyrs de Libye dans la ville de Minya, ville de la région dont provenait la majeure partie des coptes décapités par les jihadistes. Par décret présidentiel, les familles des victimes recevront un dédommagement financier et deviendront titulaires d’une pension mensuelle.

jeudi 19 février 2015

La blini connexion !

Cette semaine en Russie, c'est MASLINITSA,  Масленица.


Toute la semaine, on mange des crêpes. Au bureau, à l'usine, à l'école, à la maison : blini, blini, блини ! Au fromage, au riz, aux champignons, au miel, à la confiture, à la smetana, au citron, au sucre ou au tvorog : blini, blini, блини ! Elles sont aussi délicieuses qu'en Bretagne.


Quelques blini préparés avec beaucoup de beurre et d'amour par ma princesse. Мне повезло !


Et dimanche, on va brûler Madame l'Hiver, ou plutôt son mannequin de paille ! Il est temps que le printemps arrive et que le carême commence. 


Dimanche cette MASLINITSA brûlera comme une torche et réchauffera l'air sec et froid de Togliatti-la-belle.


Mais avant de jeûner et de prier, 
déjeunons et dévorons blini et блинчики ! 

lundi 16 février 2015

MANUEL DE SURVIE EN TERRITOIRE 0

J’emprunte le titre de ce billet à Maurice G. Dantec dont j’avais dévoré - il y a quelques années déjà - les trois volumes de son Journal Métaphysique et Polémique.

Ce que j’aimais, et que j’aime toujours, chez Dantec : sa foi chrétienne exaltée, son amour de l’Occident chrétien, son goût pour Nicolas Gomes Davila, son regard qui porte au loin dans le Cosmos et l’avenir de l’espèce humaine. Il n’y a que son tatouage de l’OTAN qui - en ce temps de crise ukrainienne - me dérange un peu.

Vous trouverez  ci-après un article de l’excellent Charles Sannat.

Le rapport entre Sannat et Dantec ?

Ce sont tous les deux des penseurs de la catastrophe à venir. Quant au lecteur qui ne croirait pas à la catastrophe, je l’invite juste à ouvrir un livre d’histoire.


MAD MAX : C'était quand même mieux avant !


La pensée de Sannat peut se résumer en deux points :

1/ Le système dans lequel nous vivons – et malgré la propagande institutionnelle et médiatique – n’en a plus pour longtemps. L’écroulement est à prévoir. Il sera brutal et douloureux.

2/  Il faut donc se préparer. Pour cela, il faut débancariser au maximum vos revenus (car quand les banques feront faillite ou que l’Euro explosera, vous aurez l’air fin avec vos Euros à la banque). Acheter – par sécurité – de l’or, de l’argent, des diamants, de la terre, une maison à la campagne. Si possible quitter les villes, surtout les grandes villes. Faire provisions de conserves. Et cultiver – au sens propre – son jardin.

3/ J’ajouterai – mais c’est parce que j’aime bien Mad Max : acheter un fusil et une licence de tir, pour se défendre ; un permis de chasse pour se nourrir.

Une dernière chose. Les Russes ont déjà connu cette catastrophe qui nous attend (et que les Grecs sont en train de vivre), ils ont donc quelque chose à nous apprendre. La chute de l’UE sera-t-elle mois douloureuse que celle de l’URSS ? rien n’est moins sûr.

Si les Russes ont tenu le coup, c’est qu’ils avaient tous une datcha, une petite maison à la campagne, un petit lopin de terre, pour survivre quand tout s’écroulait. 

Cette datcha – symbole de liberté et de sécurité – j’en reparlerai aux beaux jours. Mais tout de suite, l’article de Sannat.

L'ÉDITO DE CHARLES :
Mes chères contrariennes, mes chers contrariens !
Comme vous le savez, je fais partie de ceux qui pensent que nous ne vivons pas une simple crise économique, sinon cela ne durerait pas depuis plus de 7 ans de façon paroxystique et depuis plus de 30 ans si l’on regarde l’évolution à la hausse et inexorable du chômage de masse ainsi que de longue durée.
Nous vivons un changement de système, un changement de paradigme et quelque part, la fin du modèle de la croissance infinie dans un monde fini le tout reposant sur des bulles de crédit et d’endettement sans fin.
Quitter les villes sera bientôt une tendance lourde car la ville est obsolète !
Vous pourrez découvrir dans ce reportage du JT de France2 une famille de « précurseurs ». Aujourd’hui, on les regarde encore – enfin pas moi, ni nous les contrariens, mais les bien-pensants et les cucul-gnangnan – comme des doux dingues, décroissants, voulant le retour à la bougie et refusant le progrès, or il n’y a rien de tel dans cette démarche, bien au contraire.
La vie dans les campagnes va être plus facile que dans les villes justement grâce aux nouvelles technologies, aux outils pour travailler à distance (ce que l’on appelle « les outils de la mobilité »). S’installer à la campagne n’est donc en aucun cas un refus du progrès mais son optimisation pour raisonner et vivre autrement. Je dirais même que seuls les véritables technophiles, ceux qui ont saisi l’utilité profonde de ces technologies, peuvent franchir le pas et s’affranchir de l’envie de la ville.
Pourquoi la ville est-elle obsolète ?
Simplement parce que la ville doit son essor à la révolution industrielle. Les usines se sont installées dans les villes et avaient besoin de main-d’œuvre… Ce n’est que cela qui explique l’essor des villes. Partant de ce constat historique somme toute assez simple et plutôt incontestable, posons la question de l’utilité de s’entasser dans un espace toujours plus réduit et plus cher alors qu’il n’y a plus d’usine ni de travail ? Objectivement, la ville n’a plus aucune utilité.
De plus, comme cela est raconté dans ce reportage, cette famille gagnait 5 000 euros par mois, mais aujourd’hui, en région parisienne, vivre bien et confortablement avec deux gosses et 5 000 euros c’est possible, vous dépensez juste tout votre argent dans le logement, les charges, les parkings et les quelques loisirs… Vous rentrez dans une course sans fin à l’échalote et au toujours plus de fric.
Les précurseurs
Lorsque je vous invite à vous préparer, je vous parle d’or bien évidemment mais aussi de boîtes de conserve, sans oublier de votre lopin de terre à la campagne, je vous parle aussi de votre PEL (patrimoine, emploi, localisation) qui sont les 3 leviers de votre responsabilité personnelle et de votre liberté individuelle sur lesquels vous pouvez agir… Et c’est exactement ce que vient de faire cette famille. Plus de résilience, plus d’authenticité, plus de simplicité, plus de nature, moins de consommation (mais pas l’absence de consommation). Ils possèdent un ordinateur et Internet mais pas de télé… Effectivement ce n’est pas la même chose, surtout pour les enfants. Ils possèdent une voiture mais rationalisent leurs déplacements.
Cette famille illustre parfaitement ce que j’essaie de vous montrer et de vous dire. Pourquoi être esclave de l’argent et du travail, pourquoi être esclave d’un crédit sur 25 ans alors que je ne sais pas ce que je ferai demain ? Pourquoi travailler pour pouvoir acheter de la merde alors que mon potager m’offre presque gratuitement une forme d’abondance ?
Il s’agit là de véritables questions de fond que nous devons tous nous poser. Rassurez-vous, je ne fais la « morale » à aucun de vous, j’ai également une moitié qui, ayant grandi dans les barres de béton, ne s’imagine même pas vivant à côté d’un arbre et devant poser ses chaussures sur de l’herbe alors que le goudron est si pratique… Et pourtant, il ne s’agit en l’espèce que du poids des habitudes. « J’ai toujours vécu comme cela… » Oui sauf que les choses changent. Nos parents ont connu les Trente Glorieuses, nous subissons les Trente Miséreuses… Évidemment, ce n’est pas en appliquant les mêmes recettes que nous allons nous en sortir.
Alors sachez que cette famille est à classer dans ce que je nommerai « les précurseurs ». Ils ont choisi de changer avant d’être forcés à changer. Ils ont choisi de choisir et d’aller de l’avant, ils ont choisi de construire une alternative au lieu de subir. Ils veulent de l’autonomie et évoquent même le terme « autarcie ». À mon sens, l’autarcie est illusoire d’abord parce que l’on ne maîtrise pas tout, tout seul, ensuite parce qu’elle n’est pas souhaitable pour la simple raison que l’homme est un animal social ayant besoin de contacts humains et les enfants en particulier.
Alors bien sûr, je vous invite à devenir vous aussi des précurseurs et à suivre ce type de cheminement. Je pense, non pour être précis, j’ai la profonde conviction que c’est véritablement ce qu’il faut faire aujourd’hui pour préparer demain. Mais vous me connaissez, j’essaie toujours d’être intellectuellement le plus honnête possible et je dois vous avouer à ma plus grande peine que même si je pense que c’est ce qu’il faut faire, pour le moment ma femme traîne des pieds en s’attachant avec des chaînes à son lot merdique de copropriété dont les charges ne font qu’augmenter chaque année pour une température de chauffage de plus en plus basse, le tout avec un crédit monumental sur 25 ans (bon il ne nous reste plus 25 ans à tirer mais seulement 17… putain c’est long 17 ans…) mais au moins j’ai mon petit lopin de terre à la campagne…
Il est déjà trop tard, préparez-vous.
Charles SANNAT
« À vouloir étouffer les révolutions pacifiques, on rend inévitables les révolutions violentes » (JFK)
Ceci est un article ‘presslib’, c’est-à-dire libre de reproduction en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Le Contrarien Matin est un quotidien de décryptage sans concession de l’actualité économique édité par la société AuCOFFRE.com. Article écrit par Charles SANNAT, directeur des études économiques. Merci de visiter notre site. Vous pouvez vous abonner gratuitement www.lecontrarien.com.


jeudi 12 février 2015

SISSI IMPERATOR ! ou comment faire entrer l'islam dans la modernité


En Egypte, le général Sissi - le nouvel homme fort du pays - prône un islam moderne, un islam capable de s'affranchir de la lettre du Coran et des Hadiths pour en garder l'esprit.




Serait-ce enfin la mise en oeuvre à grande échelle de cet islam 2.0 dont je me demandais - dans mon billet consacré au lait de chamelle - s'il pourrait voir le jour ? 

Souhaitons-le, car il est vraiment nécessaire que l'esprit critique et historique puisse éclairer d'un nouveau jour la vie du prophète afin qu'elle ne soit plus un modèle (effrayant) à imiter, mais plutôt un modèle à adapter pour un monde ouvert, moderne et tolérant.

Pour ceux qui ne sauraient pas que la vie de Mahomet n'est pas uniquement "paix et amour", je recommande ce remarquable article de Bernard Antony.

Pas de Coran, pas de Hadîth sans préambule !

Voici maintenant que certains clercs ou laïques qui veulent à toute force imposer une image de l’islam selon leur illusion ou leur manipulation idéologique, affirment que Mahomet aurait sans doute été bienveillant avec des caricaturistes ou des satiristes.

- Sur quoi se fondent-ils ?

- Sur rien !

Car, oui ou non, Mahomet a-t-il fait égorger les poètes juifs Kab Ibn al-Ashraf et Abu Rafi parce qu’ils s’étaient moqués de lui ?

Oui ou non a-t-il fait assassiner la poétesse Asma Bint Marwân pour un peu de moquerie, tuée dans son lit alors que le plus jeune de ses cinq fils pas encore sevré dormait sur sa poitrine ?

Oui ou non, pour quatre vers d’ironie, a-t-il fait périr de même dans son sommeil le vieillard centenaire Abû Afak parce qu’il s’était un peu moqué de lui ?

Ces faits sont rapportés dans les Hâdiths (« faits et gestes »  de la vie du prophète) et dans la Sira (« biographie »), livres fondamentaux de l’islam, presqu’aussi sacrés que le Coran.
Mais certes Mahomet n’a pas tué que des poètes !

Oui ou non, à Médine en 627 a-t-il en personne décapité ou fait décapiter tout au long d’une journée le millier d’hommes de la tribu juive des Banu Qorayza, ayant fait distribuer les femmes et les enfants comme butin ?

Oui ou non, après la prise des fortins de la palmeraie de Khaybar s’attribue-t-il la jeune Safiyya dont le père, le rabbin Hoyey,  avait été égorgé à Médine et dont il fait torturer le mari, Kinâna ibn Rabî, pour savoir où il a caché ses biens ?

Enfin, oui ou non, ordonne-t-il la lapidation des femmes adultères, les amputations des voleurs, les tortures et la décapitation pour ses ennemis ?

Et nous n’évoquerons pas ici le Coran et ses centaines de mentions de l’enfer dans lequel sont jetés pour l’éternité les « associateurs » coupables du seul péché qu’Allah ne pardonne jamais : associer d’autres dieux à Dieu comme le font les chrétiens.

Alors comment peut-on tout de même découpler totalement les crimes des jihâdistes et des terroristes de l’exemplarité qu’ils invoquent du modèle de Mahomet ?

Là réside l’évidente difficulté du « pas d’amalgame » érigé en slogan simpliste ! Comment distinguer l’islam-religion du système de théocratie totalitaire de son fondateur et de la charia qui en découle ? Là réside le défi pour éviter que l’islamisme jihâdiste le plus extrémistes ne devienne chaque jour un peu plus l’islam réel. Ce défi ne sera pas relevé avec du déni de réalité, du refus de vérité et du double langage. Il ne peut l’être que si notamment en France, le plus musulman des pays d’Occident, nombres d’autorités islamiques s’engagent dans la voie réformatrice du président égyptien Sissi dans son appel à la liberté d’analyse et d’interprétation des livres de l’islam.

Il faut espérer que la plupart de ces autorités vont enfin enseigner clairement qu’il faut replacer les textes dans leur contexte historique et ainsi les relativiser.

Il faut qu’ils expriment comme déjà le font certains trop discrètement que la croyance en Allah n’implique pas l’imitation en tous domaines de ce qui est rapporté du prophète Mahomet.

Ainsi faudrait-il que désormais les éditions du Coran, des Hâdiths et de la Sira comportent toujours à cette fin un préambule explicatif.

Car tant que tous les faits et gestes de Mahomet seront sacralisés, la barbarie de l’islam jihâdiste en sa nouvelle résurgence mais avec l’immense danger de tous les moyens de la modernité, trouvera des arguments pour légitimer ses crimes.

Pour que disparaissent les risques d’amalgames injustes, il n’y a qu’une solution, : enlever l’eau de l’imitation sans discernement de Mahomet au moulin de l’islamisme. Cela passe par la nécessité du « préambule ».

Institut du Pays Libre


Comment résister au charme de Sissi ?


mercredi 11 février 2015

L'Apôtre, interview de Cheyenne Carron




Je reprends ici l'interview de Cheyenne Carron publiée sur son site www.cheyennecarron.com


Qu’est-ce qui vous a inspiré le projet de ce film ?
Il a eu plusieurs sources d’inspiration. La première, c’est un drame que j’ai vécu à l’âge de 19 ans. La sœur du prêtre de mon village a été tuée. Etranglée par le fils de ses voisins. Je connaissais cette femme, elle était d’une bonté rare. Après le meurtre, le prêtre, a dit qu’il souhaitait rester vivre auprès de parents dont le fils avait tué sa sœur, car sa présence les aidait à vivre. C’était une famille Musulmane d’origine Marocaine. Ces paroles, et ces actes m’ont profondément marquée.
Cet acte de Charité si beau est, dans le film, le point de départ du désir de conversion de mon héros, Akim. Touché par ce message, il décide d’aller vers son chemin de la conversion.   Ensuite, ma deuxième source d’inspiration, m’est venue d’un ami, converti de l’Islam qui fréquente la même église que moi. Il m’a raconté ses luttes, ses souffrances, son parcours m’a touchée, alors je m’en suis inspirée.   Et pour finir, je suis Catéchumène, et cette période d’écriture correspond à la période de ma préparation au baptême.



Le rôle principal « Akim » est incarné par un comédien de culture arabo-musulmane…
Lorsque j’ai choisi mes comédiens, j’ai avant tout choisi des comédiens de grand talent. Fayçal Safi est un comédien qui dégage une grande vérité, son jeu est sobre, il est lumineux. Il est exactement ce que je cherchais. Il se trouve qu’il est Musulman, ce qui rend encore plus fort pour moi le message de tolérance que je voulais faire passer dans le film. Le film regroupe des comédiens Athées, Musulmans, Catholiques, convertis, et Juifs, ensemble nous avons fait un film qui parle du désir de croire en Dieu et de la tolérance.


Les parents, le frère Youssef, et la sœur Hafsa sont aussi incarnés par des acteurs incroyables…
J’ai eu beaucoup de chance de rencontrer Salah, Norah, Brahim, Touffik, Sarah, Yannick, et les autres... Tous ont une vérité, et une qualité de jeu rare. Ils ont tous parfaitement compris leurs personnages, et les ont servis avec beaucoup d’humilité et de générosité.




Y a-t-il eu des désaccords entre vous, sur le scénario, les personnages, et ce qu’ils devaient défendre?
Il m’est arrivé lors des castings d’avoir affaire à des comédiens frileux ou inquiets par le sujet. Alors je n’ai pas donné suite. Je ne voulais pas de comédiens qui s’engagent à moitié. Lorsque je fais un film, je mets ma peau sur la table, et j’attends la même chose de mes comédiens.  


Est-ce que ça n’a pas été difficile de convaincre des personnes de religions différentes, unis autour d’un sujet qui parle d’une conversion au Christianisme.
Les comédiens sont des artistes avant tout. Ouverts sur le monde. Je pense qu’ils avaient tous conscience que d’endosser ces rôles, c’était précisément là qu’on faisait passer un message de tolérance.  


Dans le film, les parents semblent finalement plus éloignés de la religion que leurs propres enfants.
Je trouvais intéressant que les parents soient plus détachés de la religion que leurs enfants, car ça reflète une réalité. Le retour du désir religieux et au sacré, dans la jeunesse Française est une belle chose. Moi, je fais partie de cette jeunesse-là. Si cette quête est faite dans le respect des autres, alors cette foi partagée peut vraiment nous tirer vers le haut. Ensemble, avec nos différences, on peut se mettre d’accord sur des valeurs qui nous unissent. La foi peut unir les croyants d’où qu’ils viennent.


C’est un défi de s’attaquer à un sujet pareil…
Et ça ne m’a pas valu que des mains tendues !.... j’ai eu beaucoup de résistance pour les autorisations de tournage entre autres. Et bizarrement j’ai senti que les Chrétiens étaient plus craintifs, que des Musulmans eux-mêmes.
  


Comment expliquez-vous cela ?
La peur d’être polémique, peur de déranger, peur de faire du scandale, peur d’être taxé d’Islamophobe. Peut-être aussi la peur de représailles. Enfin, la peur dans toutes ses formes…

Et vous ?
Moi, je n’ai pas peur. Je croyais en mon sujet et je savais ce que j’allais en faire : un film sur la tolérance inter-religieuse. Alors je n’avais aucune raison d’avoir peur. Et puis ce film est dédié à cette femme si bonne que j’ai connue dans ma jeunesse, alors pour moi cet hommage pèse bien plus lourd dans la balance que ma petite peur.


Quels types de défis doit-on relever lorsqu’on s’attaque à ce type de projet ?
Le principal défi était pour moi de parler de la beauté de la religion Catholique, sans dénigrer l’Islam. Et l’ultime défi était de faire un film de bonne qualité avec un budget très, très faible, ce n’était franchement pas simple. Ce qui m’oblige, comme à chaque fois, à m’occuper des costumes, des négos avec les agents, des repérages, de la recherche des fournisseurs et tout le reste…


C’est un exploit…
Mais c’est le dernier.


Le dernier film ?
Le dernier fait sans argent, parce-que je me sens trop vieille pour continuer comme ça. Faire des films sans argent, convaincre une centaine de personnes de vous aider, il faut pour ça que le film soit une question de vie ou de mort. Et j’ai eu beaucoup de chance que des techniciens me suivent en étant en participation sur les recettes du film, sans eux, je n’aurais pas pu le faire.  


Les institutions qui financent le cinéma Français ne vous soutiennent pas ?
Mes films n’ont jamais reçu d’aide du CNC, ni de régions, je les ai faits chacun à moins de 50 000 euros. Ce film était le dernier que je faisais sans argent. A l’avenir, je ferai traduire mes prochains scénarios en anglais, et j’irai chercher de l’argent en Allemagne, en Angleterre, en Russie, en Amérique, n’importe où, où on voudra de mon cinéma.  


Comment avez-vous financé votre film ?
Début 2013, je venais d’avoir le refus du CNC pour l’aide à la réécriture. J’étais très triste, parce qu’après m’avoir refusé l’aide pour La Fille Publique, je pensais que cette fois, ils me donneraient leur soutien. Un jour, en marchant dans la rue , j’ai vu sur un kiosque à journaux, la couverture du magazine Challenge, avec le classement des personnes les plus riches de France. J’ai acheté le magazine, j’ai pris les dix premiers sur la liste. Et j’ai écrit la même lettre à tous. Dans la lettre, en trois lignes j’expliquais que j’avais besoin d’un peu d’argent pour faire un film. Je leur ai envoyé le DVD de mon dernier film, ma petite filmographie, et la lettre. Et un jour, j’ai eu la belle surprise de recevoir un courrier de l’un d’eux. Huit mois après, j’avais l’argent.


Qui est cette personne ?
Il donnera son identité s’il en a envie. La seule chose que je peux vous dire, c’est qu’on ne s’est jamais rencontrés, il n’a jamais lu le scénario, on a échangé plusieurs mails sur le projet, puis il m’a fait confiance. C’est franchement un type très cool.  


Sur le générique de début, un panneau affiche que tous les propos tenus dans le film n’engagent que votre responsabilité…
J’ai conscience que le sujet du film est sensible. En tant que chef de ce projet, je me dois de protéger mes troupes.


Il y a un joli poème sur le générique de fin. Un poème dédié à Madeleine…
Lorsque je vivais à Paris, j’allais souvent me promener dans un cimetière à côté de chez moi. Un jour, j’ai vu ces trois lignes sur une tombe : Ta bouche dort, Tes yeux brillent, Nous ne t’oublions pas. En les lisant, j’ai pleuré, alors que je ne connaissais même pas le mort... des années plus tard, ces trois lignes je ne les avais pas oubliés. Trois lignes simples et humbles, comme l’était Madeleine, la sœur de mon prêtre qui a été assassinée.


Est-ce que ce film a pour but d’Evangéliser ?

Mon but était de rendre hommage au prêtre de mon village et à sa sœur, et à faire passer un message de paix entre Chrétiens et Musulmans. Mais si mon film touche le cœur des gens et leur donne envie de découvrir le Christ, alors c’est une grâce, mais je ne crois pas que j’y serais pour grand-chose…La grâce vient d’en haut 




L'Apôtre, un film à voir absolument.

Ah, oui, mais comment puisqu'il est censuré ?

En achetant directement le DVD sur le site de Cheyenne !


dimanche 8 février 2015

L'Apôtre, censuré même en Russie


Vendredi dernier, je suis allé faire un tour à l'Alliance française pour savoir un peu quels événements auraient lieu prochainement à Togliatti, oblast de Samara, Russie.

Au cours d'une petite discussion avec Ksenya, la responsable des projets culturels, j'ai appris que le film L'APOTRE, de Cheyenne Carron, qui était prévu pour le festival du film français 2015 avait été déprogrammé.

Un mail reçu de l'Ambassade de France à Moscou déconseille en effet très fortement de projeter le film.

Ce conseil ne fait que relayer l'incitation de la DGSI de ne pas projeter ce film en France.




La DGSI qui appelle à ne pas passer le film ! Bravo ! Ho, hé, à la DGSI, vous travaillez pour la République française ou pour la République islamique des Mollahs - que Houellebecq fantasme dans son dernier opus ?

Je croyais qu'on avait 10000 soldats en armes sur le territoire de la République ! 10000 soldats mobilisés pour défendre les valeurs de la France ! 10000 soldats, c'est énorme. A quoi servent-ils ? A faire joli ? A faire joujou ?

Et plutôt que d'annuler le film, ne pourrait-on pas placer une centaine de militaires avec leurs Famas, leurs treillis et leurs blindés légers, devant les quelques salles de cinéma qui décideraient de passer cette belle histoire d'un musulman qui se convertit au christianisme ?

Non, on ne peut pas ?

Que risquerait-on ? D'abattre quelques terroristes de plus qui montreraient leur nez ? Serait-ce vraiment un mal ? Avec les 2000 tarés qui vont bientôt revenir de Syrie et d'Irak, il vaut mieux s'y mettre dès aujourd'hui, non ?

Manifestement, non.

C'est plus simple de tout annuler au nom de l'apaisement et de la responsabilité. 
C'est plus simple de s'autocensurer et de ne surtout pas montrer que l'Islam, religion de paix et d'amour (comme disent les médias et les hommes politiques), punit de mort l'apostat qui décide de ne plus adorer Allah.
C'est plus simple d'être lâche.







Vive Charlie, ventrebleu, vive Charlie !



samedi 7 février 2015

LES RUSSES NE PEUVENT PAS VIVRE SANS ELLE !


Il ne s'agit... 

ni de la vodka 
qu'ils consomment massivement 

ni de la musique classique 
qu'ils écoutent passionnément 

ni même de sainte Marie, mère de Dieu,
qu'ils vénèrent pieusement





Il existe en effet des Russes 
qui ne boivent pas

Il existe des Russes 
qui n'écoutent ni Tchaïkovski ni Rachmaninov 

Il existe même des Russes
qui ne croient pas en Dieu

Mais aucun Russe, je dis bien aucun, 
ne peut vivre sans elle.

Elle ?

Elle est blanche comme la neige de Sibérie

Elle est douce comme la peau de l'once de Yakoutie

Elle sent bon comme la Provence.

Elle ?


Pour ceux qui ne lisent pas le cyrillique,
je confirme qu'il est bien écrit "Mayonnaise PROVENCALE" sur le couvercle et sur le pot !


La mayonnaise provençale, bien-sûr !


Elle accompagne ou sert à préparer le bortsch, le chi, les pilmini, les pirojki, les vareniki, les kotelettes, les buterbroad, le plov, les chachliki, l'acrochka, la shuba, le kuristsa, la svinia, la vinaigrette, l'olivier, etc.


Si par hasard un Russe n'a pas aimé votre repas, ne cherchez pas,
c'est tout simplement qu'il y manquait 
une bonne louche de mayonnaise !!!