mardi 30 juin 2015

L'abominable mariage



C’est la fin. L’Europe est en train de mourir. 

Et peut-être même n’a-t-elle aucune envie de vivre, car il n’y a pas de civilisation qui ait survécu à la glorification de l’homosexualité. 

Je ne dis pas : à l’exercice de l’homosexualité. Je parle de la glorification de l’homosexualité. 

Et je fais une incise : on pourrait observer qu’aucune civilisation n’est allée jusqu’à proclamer le mariage entre personnes de même sexe. 

En revanche, il faut rappeler que la glorification est quelque chose de plus que le mariage. Dans divers peuples l’homosexualité était un acte sacré. De fait, l’adjectif utilisé dans le Lévitique pour juger la glorification de l’homosexualité à travers le rite sacré est celui d’ "abominable".

Pour la suite de cette intervention salutaire du cardianal Caffarra, évêque de Bologne, c'est par ici.




samedi 27 juin 2015

KVAS IS THAT ?

Hier, après une grande marche de plusieurs heures au soleil dans le massif de la Chartreuse, j'ai soudain eu envie de boire un grand verre de KVAS, cette surprenante boisson à base de pain fermenté, à la robe dorée, nourrissante, désaltérante, très légèrement alcoolisée et doucement pétillante.

De retour dans mon village de l'avant-pays savoyard, je n'ai pu que constater - sans surprise aucune - l'absence de vendeuses de KVAS aux coins des rues.

J'étais à Pont-de-Beauvoisin en Isère, et non pas en Russie où le KVAS est - loin devant la vodka - la véritable boisson nationale.

Pendant quelques instants, je me suis demandé s'il ne serait pas possible de le préparer moi-même : j'avais vu faire ma chérie à la datcha.

Du KVAS fait maison, dans ma datcha non loin de Togliati, oblast de Samara, Russie !


Mais j'ai vite abandonné l'idée car le processus de fabrication de ce breuvage - bon au goût et bon pour la santé - prend plusieurs jours et nécessite - outre du pain et un savoir-faire spécifique - des bocaux spéciaux et une sorte de sirop d'orge ou de seigle dont je ne disposais pas.



Abandonnant ce beau projet de KVAS, j'ai finalement bu de grandes gorgées d'eau fraîche et, une fois désaltéré, je me suis servi quelques petits verres de cette autre excellente boisson qu'est la Chartreuse : élixir monastique de longue vie aux cent-trente plantes et mille vertus, vieilli dans des foudres de chêne de Russie, et dont la recette millénaire n'est connue que de trois frères chartreux.

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Devenu aussi philosophe qu'un moine, j'ai contemplé, depuis ma terrasse, les montagnes où au loin se nichait le monastère, le Guiers qui coulait doucement à mes pieds, et le ciel bleu que trouaient quelques nuages blancs, 



Devenu aussi moine qu'un philosophe, j'ai écouté les cloches des églises vides qui sonnaient à toute volée, j'ai entendu les éclats de rire des enfants qui s'éclaboussaient dans le torrent où ils se baignaient pourtant pour la deuxième fois, et même j'ai cru apercevoir - malgré la cire chaude d'abeille qui scellait mes paupières - sur le chemin qui mène du Guiers à la Grand Rue, des sirènes.

Des sirènes, oui, mais leur front, mais leurs lèvres, mais leur langue, mais leur gorge, mais leurs épaules mais leurs bras, mais leurs seins, mais leur ventre, mais leur chute de rein, étaient voilés d'une longue chevelure noire et tordue jusqu'à leurs pieds. 

J'ai frissonné d'horreur.


vendredi 26 juin 2015

L'art d'être français selon AZNAVOUR

 Je suis devenu français d’abord dans ma tête, dans mon cœur, dans ma manière d’être, dans ma langue. 
Je suis devenu français. 
C’est-à-dire que j’ai abandonné une grande partie de mon arménité pour être français.  
Il faut le faire ou il faut partir.
Charles Aznavour sur RTL le 28 février 2013
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Charles Aznavour est très populaire en Russie !

mardi 23 juin 2015

RADIO DATCHA : marcher sur l'eau, c'est possible

... il suffit d'avoir la foi !




Mon ami Andreï - qui tous les dimanches se baigne dans la Volga, qu'il fasse - 30° ou + 30° - a posté récemment sur son compte VK cette photo d'un de ses camarades en plein exercice physique. 

Un moujik, un vrai !

J'ai mis un commentaire sur cette photo : "Jésus portant sa croix"

Andreï m'a répondu en m'indiquant un lien vers la chanson suivante, MARCHE SUR L'EAU du groupe rock russe NAUTILUS POMPILIUS. ( наутилус помпилиус прогулки по воде )

Ce WALK ON THE WATER de ces DEEP PURPLE russes est vraiment отлично !


video



pour la même chanson, avec un clip 100% kitsch, mais qui permet de mieux approcher le sens des paroles, c'est par ici. 


Bonne écoute sur RADIO DATCHA !


jeudi 18 juin 2015

LE CID n'a pas une ride !

Sarkozy nous avait donné envie de relire - pour notre plus grand bien et plaisir - La Princesse de Clèves de Mme de La Fayette.

Le couple Hollande-Valls, pour d'autres raisons, nous pousse aujourd'hui à relire ce klassik de notre littérature : Le Cid, de Corneille.

Ecrit et joué en 1637, certains thèmes abordés sont - presque quatre siècles après - d'une troublante actualité.

A l'heure où la mairie socialiste de Paris - dans son acharnement anticivilisationnel - subventionne à coups de milliers d'euros des artistes dont le génie consiste à écrire sur les murs de la Capitale 


La France aux Français
Les Françaises aux Africains


relire Corneille c'est entrer en résistance, c'est mettre la langue française à l'honneur, et remettre l'honneur au cœur de nos vies.

Relire Corneille, c'est dire haut et fort que nous ne nous rendons pas, et que même, nous contre-attaquons.

Comme Rodrigue !


DON DIEGUE (III, 6)
Il n'est pas temps encore de chercher le trépas :
Ton prince et ton pays ont besoin de ton bras.
La flotte qu'on craignait, dans ce grand fleuve entrée, 
Croit surprendre le ville et piller la contrée.
Les Mores vont descendre, et le flux et la nuit
Dans une heure à nos murs les amènent sans bruit.
La cour est en désordre, et le peuple en alarmes :
On n'entend que des cris, on ne voit que des larmes.
Dans ce malheur public mon bonheur a permis
Que j'ai trouvé chez moi cinq cents de mes amis,
Qui sachant mon affront, poussés d'un même zèle, 
Se venaient tous offrir à venger ma querelle.
Tu les a prévenus, mais leurs vaillantes mains
Se tremperont bien mieux au sang des Africains.

DON RODRIGUE (IV,3)
Sous moi donc cette troupe s'avance,
Et porte sur le front une mâle assurance.
Nous partîmes cinq cents ; mais par un prompt renfort
Nous nous vîmes trois mille en arrivant au port.
Tant, à nous voir marcher avec un tel visage,
Les plus épouvantés reprenaient de courage ! (...)

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Cette obscure clarté qui tombe des étoiles
Enfin avec le flux nous fait voir trente voiles ;
L'onde s'enfle dessous, et d'un commun effort
Les Mores et la mer montent jusques au port.
On les laisse passer ; tout leur paraît tranquille :
Point de soldats au port, point aux murs de la ville.
Notre profond silence abusant les esprits,
Ils n'osent plus douter de nous avoir surpris ;
Ils abordent sans peur, ils ancrent, ils descendent,
Et courent se livrer aux mains qui les attendent.
Nous nous levons alors, et tous en même temps
Poussons jusques au ciel mille cris éclatants.
Les nôtres, à ces cris, de nos vaisseaux répondent ;
Ils paraissent armés, les Mores se confondent,
L'épouvante les prend à demi-descendus ; 
Avant que de combattre, ils s'estiment perdus.
Ils couraient au pillage, et rencontrent la guerre ;
Nous les pressons sur l'eau, nous les pressons sur terre, 
Et nous faisons courir des ruisseaux de leur sang,
Avant qu'aucun résiste ou reprenne son rang. (...)

ô combien d'actions, combien d'exploits célèbres
Sont demeurés sans gloire au milieu des ténébres,
Où chacun, seul témoin des grands coups qu'il donnait,
Ne pouvait discerner où le sort inclinait !
J'allais de tous côtés encourager les nôtres,
Faire avancer les uns, et soutenir les autres, 
Ranger ceux qui venaient, les pousser à leur tour,
Et ne l'ai pu savoir jusques au point du jour.
Mais enfin sa clarté montre notre avantage :
Le More voit sa perte et perd soudain courage ;
Et voyant un renfort qui nous vient secourir,
L'ardeur de vaincre cède à la peur de mourir.
Ils gagnent leurs vaisseaux, ils en coupent les câbles,
Poussent jusques aux cieux des cris épouvantables,
Font retrait en tumulte, et sans considérer
Si leurs rois avec eux peuvent se retirer.
Pour souffrir ce devoir leur frayeur est trop forte :
Le flux les apporta ; le reflux les remporte.


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lundi 15 juin 2015

Manuel VALLS, le Pierre LAVAL de la Vème République


Croyant naïvement dialoguer avec des musulmans pacifistes, républicains, démocrates, gentils, doudous, bisounours, Manuel Valls a tout simplement donné les clefs de la bergerie républicaine à d'immondes loups islamo-fascistes.

Inviter au plus haut niveau institutionnel l'UAM93, l'UOIF, le CCIF ou le salafiste Fateh Kimouch, c'est offrir une respectabilité à des organisations et des individus qui ne la méritent pas.

Petit florilège :

« Si demain on avait une majorité dans ce pays, pourquoi est-ce qu’on imposerait pas la Charia progressivement ? Ca vous dérange? Tant pis ! » 

"En conclusion, les grands muftis de la République laïque pourront toujours aboyer cela n’empêchera pas la caravane islamique de continuer son chemin jusqu’à sa destination finale."
(propos de Daniel Yussef , prinicipal rédacteur de l'UAM93)


Quant au CCIF, jugez plutôt :



Sarkozy a éliminé Kadhafi, meilleur rempart au Sud contre les fous d'Alahaha,

Hollande a livré des armes à l'Etat islamique au Levant, 

Valls offre un cheval de Troie aux ennemis de la République.

Un jour prochain, ces traîtres devront répondre de leurs actes devant le peuple de France.


samedi 13 juin 2015

Les "ariéchki", c'est si bon !

Il m'arrive sur ce blog de tenir des propos alarmistes, pessimistes, catastrophiques, sur la France, mais question cuisine, je dois dire que nous sommes les meilleurs. Tout  simplement. Loin devant.

Nous sommes les rois de la pâtisserie, les sultans du pain frais, les tsars de la viennoiserie.

En France depuis quelques semaines, je me régale quotidiennement de pains au chocolat, de croissants, de religieuses au café ou de tartelettes au citron.

Je me régale donc - je grossis paisiblement -  mais pourtant, il m'arrive de temps à autre de regretter ces petites mignardises que ma Dulcinée russe (en attente d'un visa Shengen sur les bords de la Volga) pour moi parfois cuisinait : les ariéchki (орешки).

Des petites bouchées craquantes avec un cœur fondant de confiture de lait à la noisette.

Quelques images pour expliciter mon propos.

































Bon appétit,

приятного аппетита !




jeudi 11 juin 2015

La réforme du collège avec VICTOR HUGO

Peu de professeurs ont manifesté hier contre la réforme du  collège.

N'allez pas croire qu'ils approuvent cette réforme mais ils sentent que le système complet est en train de pourrir depuis longtemps - et cette réforme ne fera somme toute qu'accélérer le processus de décomposition.

C'est sûr : un cadavre pourrit moins vite sous un arbre à l'ombre que sur un trottoir au soleil, mais dans les deux cas, il est déjà trop tard.

Je l'ai déjà écrit ailleurs, ce qu'il faut à l'Education nationale, ce n'est pas une réforme mais une contre-offensive. Et pour celle-ci, Victor-Marie, comte Hugo, me semble un parfait général-en-chef.

Jugez plutôt cet extrait de la fin de CLAUDE GUEUX :


"Quand la France saura lire, ne laissez pas sans direction cette intelligence que vous aurez développée. Ce serait un autre désordre. L'ignorance vaut mieux encore que la mauvaise science. Non. 

Souvenez-vous qu'il y a un livre plus complet que le Compère Mathieu, plus populaire que le Constitutionnel, plus éternel que la charte de 1830. 


C'est l'écriture sainte (...)

Jésus en savait plus long que Voltaire.

Donnez au peuple qui travaille et qui souffre, donnez au peuple, pour qui ce monde-ci est mauvais, la croyance à un meilleur monde fait pour lui. Il sera tranquille, il sera patient. La patience est faite d'espérance.

Donc ensemencez les villages d'évangiles. Une Bible par cabane."

Une Bible par classe, voilà une mesure simple, non ?

Il ne resterait plus qu'à abolir la loi de 1905, et la définition de l'école comme laïque !



mercredi 10 juin 2015

martyr lassé







"Jeté par l'ouragan dans l'éther sans oiseau"
Rimbaud, Le Bateau Ivre



photo de GROG

à côté, la guillotine est une caresse...

Je reprends le terrifiant et nécessaire article publié aujourd’hui par Jeanne Smith

Quand vous aurez vu cette image, vous ne demanderez plus la mort pour Vincent Lambert

Attention, image choquante à la fin de ce message.

Il y a dix ans mourait la « Vincent Lambert » des Etats-Unis : Terri Schiavo. L'histoire de cette jeune
femme a beaucoup de traits communs avec celle de Vincent Lambert : comme lui, elle était polyhandicapée et jugée dans un « état végétatif » à la suite d'un traumatisme, comme lui, elle avait des parents, les Schindler, qui désiraient la sortir de l'établissement de soins palliatifs où elle était claquemurée à la demande de son mari, pour l'accueillir chez eux. Et comme lui, elle a été au centre d'une longue bataille judiciaire où le mari de Terri, Mike Schiavo, demandait l'arrêt de la nourriture et de l'hydratation de sa femme pour qu'elle meure. Il était son tuteur légal. La décision finale a été prise en mars 2005 ; l'alimentation et l'hydratation de Terri ont été définitivement stoppées le 18 mars et Terri est morte 13 jours plus tard, gardée par des policiers armés.

Ses parents, son frère et sa sœur n'ont pas eu le droit d'être auprès d'elle pendant ses derniers moments, malgré leurs supplications. Leur temps auprès de Terri était minutée. Par ordre du tribunal, il ne leur était pas permis de prendre des photos ou des films pendant les longs jours d'agonie de Terri Schiavo.

Les démarches, décisions et contre-décisions allaient se succéder pendant 7 ans. Le « processus de fin de vie » fut engagé par deux fois, puis interrompu par des ordres judiciaires, mais Mike Schiavo s'acharnait…

L'avocat de son mari – homme à la personnalité étrange, George Felos s'était réfugié dans le yoga et dans l'idée que la mort est une manière d'auto-réalisation, la grande expérience spirituelle d'auto-divinisation – devait dire à la presse juste avant le décès de Terri, le 31 mars 2005 : « Elle était si belle. Je ne lui avais jamais vu un tel air de paix et de beauté. »

Mensonge ! Le P. Franck Pavone, directeur national de l'organisation sacerdotale américaine « Priests for Life », très proche de la famille Schindler, a fait partie des rares personnes qui ont pu visiter Terri pendant les derniers jours de sa vie. Il a témoigné des souffrances de la jeune femme, et de l'horreur de la vision de son corps assoiffé. Il a déclaré que de toute sa vie de prêtre, il n'avait pas vu une mort aussi affreuse. Elle avait un air de « tristesse terrifiée » ; elle haletait ; ses lèvres et sa langue étaient gercées mais personne n'avait même le droit de lui humecter la bouche, les policiers armés veillaient.

Bobby Schindler, le frère de Terri, a publié le 31 mars une tribune pour marquer les 10 ans de cette mort qui était tout sauf belle et paisible.

Comme tous ceux qui ont pu approcher Terri au cours de ces treize terribles jours, Bobby n'avait pas le droit de prendre de photo. Mais il a voulu restituer ce qu'il a vu, l'image qui le hante depuis.

« Voici la dure réalité avec laquelle ma famille et moi devrons vivre pour le restant de nos jours : après près de deux semaines sans nourriture et sans eau, les lèvres de ma sœur étaient terriblement gercées, au point de présenter des cloques. Elle avait une peau jaunie comme par une hépatite, et bleue à certains endroits. Sa peau était visiblement déshydratée, faute d'eau. La respiration de Terri est devenue rapide et incontrôlable, comme si elle faisait de la course de vitesse. Ses gémissements, par moments, étaient rauques, nous indiquant la douleur insupportable qu'elle subissait. Le visage de Terri est devenu squelettique, le sang s'accumulait dans ses yeux profondément creusés, ses dents étaient saillantes. Même en essayant de l'écrire, je ne pourrai jamais décrire exactement le cauchemar que j'ai vécu en devant voir ma sœur mourir de cette façon. Et ce qui sera à jamais gravé dans ma mémoire, c'est l'air d'horreur absolue sur le visage de ma sœur lorsque nous sommes allés la voir juste après sa mort. »

Pourquoi les photos étaient-elles interdites ? Bobby Schindler le sait, lui qui a décidé, au vu de la propagande incessante à propos de la « mort douce », de la « mort digne » et « paisible », de publier une image de sa sœur très peu d'heures avant sa mort, ainsi qu'il s'en souvient.

Et qu'on ne vienne pas nous dire que les choses auraient été différentes si elle avait « bénéficié » d'une sédation profonde. La réalité est là, dans cette image, qu'on cherche ou non à la masquer.




Vincent Lambert doit-il lui aussi mourir de faim et de soif ?