dimanche 27 septembre 2015

Prenez plutôt à droite !





A gauche, Bagdad, le purgatoire : véhicule blindé de rigueur, interdiction de sortir des ambassades fortifiées, bruit des roquettes qui tombent de temps à autre sur la ville.

Tout droit, Mossoul, l'enfer. Aux mains de l'Etat islamo-terroriste. Sans commentaires.

A droite, Ainkawa - le quartier chrétien d'Erbil.


jeudi 24 septembre 2015

De la souhaitable proportionnalité des peines et des châtiments

"La France suspend une consule honoraire en Turquie qui vendait des canots aux réfugiés." (Le Monde du 12.09.2015)

"La France", c'est un bien grand mot pour désigner notre actuel sinistre des affaires étrangères, Laurent Fabius.

Si cette consule honoraire a perdu son poste pour avoir vendu des canots à des réfugiés, que mérite-t-il, lui, le ministre qui a offert des armes au groupe terroriste al-Nosra responsable de nombreux massacres en Syrie ?

D'être jeté dans la géhenne, là où il y a des pleurs et des grincements de dents ?

OSS 117 se beurre la biscotte à Erbil

Ce matin alors que je dormais paisiblement, j'ai regretté mon ancienne chambre sans fenêtres...



La fiction





La réalité





Si les appels des muezzins sont plus longs, plus nombreux et plus forts que d'habitude (très très gros euphémisme) c'est qu'aujourd'hui est célébrée la fête de l'Aïd.

Fête à laquelle je ne me sens pas complètement étranger puisqu'elle commémore un événement de l'Ancien Testament partagé par les Juifs, les Chrétiens et les Musulmans : le sacrifice à Dieu d'Isaac par Abraham (Ibrahim, chez les musulmans).

Sacrifice qui, on le sait bien, n'a finalement pas eu lieu puisque l'ange du Seigneur a arrêté le bras du père avant qu'il ne frappe son fils.

Et c'est finalement un bélier qui a été égorgé à la place d'Isaac - d'où les méchouis de moutons in memoriam. 

Lorsque j'étais végétarien, j'avais toujours un peu de mal avec cette histoire. Je me disais : Certes c'est bien, Dieu ne permet pas le sacrifice humain, mais pourquoi permet-il quand même le sacrifice d'un animal innocent ?

Je n'ai toujours pas de réponse à cette question, je n'ai pas eu de biscottes beurrées pour mon petit-déjeuner, et j'ai mal aux oreilles !

Pour redresser les sexes tordus et faire démarrer les motos russes


UNE SEULE SOLUTION















Voilà un numéro de téléphone qu'il faut faire parvenir à Sylvain 
Tesson avant sa prochaine expédition Kamchatka-Versailles en side-car Oural -  sur les traces de Barthélémy de Lesseps le seul survivant de l'expédition de La Pérouse !

Et merci à Joël, de Hongrie, pour cette annonce amusante.


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mercredi 23 septembre 2015

L'internationale des amis de la Jigouli

Quelques lecteurs de Hongrie m'ont très gentiment envoyé ces photos d'une jolie LADA JIGOULI première génération -  encore très proche du modèle italien FIAT 124 dont elle s'inspire directement.

Son faible coût - quelques dizaines de milliers de kopecks - lui avait valu à la fin des années 60, début 70, le poétique surnom de kopeika.








Pas de doute, la police de Viktor ORBAN est bien équipée !  

Louis-Ferdinand Céline en Irak

Elle est bien défendue la Science, je vous le dis, la Faculté, c'est une armoire bien fermée. Des pots en masse, peu de confiture. 
Céline, Voyage au bout de la nuit, IV



Cette phrase du Voyage m'est tout de suite venue à l'esprit en voyant l'Institut Français d'ERBIL.






L'Institut Français, une jolie maison...







Bien protégée...











Contrairement aux apparences, l'accès est libre, du dimanche au jeudi de 10h à 19h.

Je recommande l'endroit car il y a une belle bibliothèque, de gros fauteuils confortables, un bon accueil et, surtout, un joli petit jardin derrière où l'on peut rapporter et déguster ses bières, son vin et son saucisson.

samedi 19 septembre 2015

RADIO PESHMERGA : le chant des résistants


Quelques mois avant d'arriver au Kurdistan, mon amie Solenka - qui a parcouru 100 000 km en auto-stop et crapahuté avec des femmes peshmergas au Kurdistan irakien, syrien, iranien et turc - m'a dit : "Ecoute-ça, c'est du bon son" !


Solenka en bleu, au milieu de ses copines


Et quelle ne fut pas ma surprise, cet été, à Paris, lorsque je vis des militants et des militantes kurdes se tenir en ligne par la main et danser précisément sur cette chanson, ORAMAR d'AWAZE CIYA, au pied de la statue de la place de la République.

Le clip est rustique comme une kalachnikov un peu rouillée, mais cette musique des montagnes, cette musique de bergers, tient de l'eau de source, de la roche, du vent et du vol de l'aigle.





Bonne écoute sur RADIO PESHMERGA !


vendredi 18 septembre 2015

Sans lui, les Kurdes ne pourraient pas tenir !

C'est un billet charade, un peu comme les Russes ne peuvent pas vivre sans elle .

Bref, sans lui, les Kurdes ne pourraient pas tenir !

Il ne s'agit pas du brave PESHMERGA qui lutte contre l'abominable Etat islamique au Levant

Peshmergas devant le Parlement à Erbil. photo de GROG


Il ne s'agit pas du NAN qui permet de saucer tous les plats quotidiens


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Ni non plus du MINARET qui appelle à la prière cinq fois par jour, 


La grande mosquée d'Erbil, photo de GROG


Plus vrombissant  qu'un PESHMERGA enragé

Plus brûlant qu'un NAN sorti du feu,  


Il s'agit tout simplement; 

d'un









































Générateur !



Bon, j'imagine bien-sûr que l'utilisation d'un générateur n'est pas propre au Kurdistan et doit concerner tous les pays où la production électrique et la distribution laissent à désirer - et où néanmoins certains ont assez d'argent pour s'acheter ce gadget délicieux qui permet à la climatisation (ô combien nécessaire quand il fait 45° dehors), au chauffage, aux ordinateurs, aux fours, aux ventilateurs, à la télévision, la radio, internet, et à tous les appareils électriques de continuer à fonctionner. 

Dans mon hôtel, à l'église, dans les restaurants, dans les centres commerciaux, dans les bureaux... les coupures de courant sont fréquentes et se produisent plusieurs fois par jour. Il faut souvent attendre quelques minutes avant que le générateur - telle la cavalerie qui vient à notre secours - ne prenne le relais.

Au Kurdistan, le générateur est un marqueur social : on ne dit pas " Tu as combien de mètres carrés ?" mais "Tu as combien d'Ampères?"





mardi 15 septembre 2015

samedi 12 septembre 2015

Ni ange, ni bête : la pensée groguesque du jour


Ceux qui veulent rejeter tous les migrants
 n'ont pas de cœur, 

Ceux qui veulent accueillir tous les migrants n'ont pas de tête.

GROG

Enfin des propos sensés sur la crise des migrants

Pour des propos sensés sur la terrible crise que l'Europe traverse, je recommande vivement cette vidéo publiée par un membre de l'Institut Docteur Angélique. Des propos sans angélisme ni cynisme, des propos vrais - bien nécessaires.




vendredi 11 septembre 2015

Chambre avec vue

Mon petit hôtel est au pied, ou presque, de la citadelle d'ERBIL.





Depuis ma chambre, j'ai une belle vue sur ce joyau, classé au Patrimoine de l'Humanité par l'UNESCO





Ou plutôt, j'aurais pu avoir une belle vue, 

 j'aurais dû avoir une belle vue,

si et seulement si...

mais avec des si on remet un génie dans sa lampe !




Ma chambre est la 3ème fenêtre en haut à droite



mardi 8 septembre 2015

LES PARCS D'ERBIL, capitale du Kurdistan d'Irak

Me voici à ERBIL où j'ai trouvé un poste de précepteur (l'annonce en anglais employait le terme de "governor") pour les enfants d'un (riche) homme d'affaires russe.

La première chose qui me frappe ici - par-delà les représentations négatives généralement associées à cette partie du monde - c'est la beauté des parcs.

Le parc Abdul Rahman à Erbil, photo de GROG


A Erbil - entouré à perte de vue de terres arides, sableuses et poussiéreuses - ces parcs nombreux et étendus me font l'effet d'une oasis.

Le parc du Minaret à Erbil, photo de GROG


On y va en fin de journée, lorsque la chaleur baisse en même temps que la nuit arrive. 


Le parc du Minaret à Erbil, photo de GROG


On y flâne en famille, on s'assoit dans l'herbe, on glisse dans une barque sur l'onde rare, on flotte dans le vent porté par une montgolfière captive, on y déguste un thé parfumé à la cardamone, on y fume le narguilé vaporeux et fruité,  et surtout on y ressent la fraîcheur des grands jets d'eau sveltes parmi les minarets et les palmes.


Le parc Abdul Rahman, photo de GROG


Tant de beauté, tant de calme, tant de paix... est-ce donc cela - aussi - l'Irak ?


mardi 1 septembre 2015

à table !

Un dîner russe consiste à ralentir les ravages de la vodka en avalant un oignon, de l'aneth et un petit hareng.
Berezina, de Sylvain Tesson

J'ai bien aimé cette phrase de Sylvain Tesson même s'il exagère un peu car un dîner russe c'est souvent très copieux et c'est d'ailleurs l'abondance des zakouski, pilmini, chachliki qui ralentit effectivement les "ravages de la vodka".

Je recommande vivement la lecture de BEREZINA, livre dans lequel Sylvain Tesson raconte son voyage en side-car OURAL (la jigouli des 3 roues !) sur les traces de la Grande Armée, deux siècle après la retraite de Russie.

Un livre simple, captivant, émouvant.


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La rentrée - quel malheur - comment l'affronter sans vodka ?!!