jeudi 22 décembre 2016

Il y a de la poudre, il y a du feu

Avant de m'envoler pour des vacances de Noël en Russie, je replonge dans mes classiques, VICTOR TSOI, bien-sûr, dont j'avais déjà passé KUKUCHKA sur RADIO DATCHA.

Je suis tombé ce soir sur cette reprise de KUKUCHKA par une jeune fille de 12 ans.

C'est beau et monstrueux à la fois, comme les enfants prêcheurs du Brésil, comme Zombie des CRANBERRIES, vot tak...




Bonne écoute sur RADIO DATCHA !

BACHARADE


J'ai 3500 ans
Je suis carré, rugueux
Je flotte
Je me conserve de longues années
Je suis vert à l'intérieur 
Plutôt marron à l'extérieur



Je suis fait d'huile d'olive
 d'huile de baies
 de feuilles de laurier
 d'eau et de soude


Je suis présent dans tous les bazars
 du Proche et du Moyen Orient
Je porte le sceau de mon créateur
Je fais le délice de mon utilisateur


On m'imite
 on me copie
 on me trafique
On me bombarde
On me mitraille


Je suis...







le savon d'ALEP...














lundi 19 décembre 2016

Conflit en Syrie : synthèse fondamentale

taleb-tableau

Je vous invite à lire l'article complet de Nassim Taleb sur LES CRISES.

Les interviews de l’archevêque d'Alep sont aussi absolument capitales : par ici.




samedi 17 décembre 2016

ABALANDE ABABAMA

L'un s'agite en accusant la Russie d'une attaque informatique responsable de l'élection de Trump, l'autre conteste en éteignant la lumière de la Tour Eiffel...

Deux pauvres loosers en fin de chargeur, à bout de course à bout de souffle, qui revendiquent et qui protestent.

Pitoyables.

On rêverait de les mettre dans un des ces convois d'Alep-Est... qu'ils aillent enfin rejoindre les fiefs des terroristes d'AL NOSRA qu'ils ont armés sans modération pour détruire la Syrie.





Le judoka POUTINE  les a mis à terre
Ils ne se relèveront pas.




mercredi 14 décembre 2016

les ennemis de mes ennemis sont

mes amis ?

Les médias ont tellement critiqué le bourreau Bachar et sa monstrueuse offensive sur Alep qu'ils semblent presque se réjouir de la reprise de Palmyre par l'Etat islamique...

dimanche 11 décembre 2016

misère de la politique

Schopenhauer disait de la vie qu'elle était un pendule, oscillant de l'ennui à la souffrance.

Primaires de droite : ennui sidérant VS débats de "dissidents" : souffrance saignante.





Cette vidéo, publiée il y a quelques jours sur le net, sera l'occasion, pour ceux qui ne les connaissent pas, de découvrir dans toute leur beauté, SORAL - l'antisémite obsessionnel - DIEUDONNE - le remigrationniste africain -  et CONVERSANO - l'occidentaliste blanc.

Des clowns dangereux, mais le spectacle est beau.

Enfin, voilà la preuve qu'il ne faut pas de frein à la liberté d'expression :  censurer Soral, Dieudonné ou Conversano, c'est leur offrir la possibilité de se draper dans le rôle du penseur qui dérange, du résistant persécuté, du Voltaire embastillé.

Laissez-les donc parler, laissez-les donc s'enfoncer dans leur vase...

Le niveau zéro sera vite atteint.

samedi 3 décembre 2016

Les BIMBOS russes ont le sens de l'humour !

Un clip rigolo - surtout si on peut lire les "légendes" en russe des photos - réalisé par Anfisa et Katia, deux de mes anciennes élèves de l'Alliance française de Togliatti.

Quelques courbes, un peu de botox et une bonne dose d'autodérision.

Et en arrière fond discret, TOGLIATTI la belle !




Bonne écoute sur RADIO DATCHA !


samedi 26 novembre 2016

éloge de la dhimma dans les nouveaux programmes

Précepteur au Kurdistan d'Irak pour quelques enfants russes scolarisés dans une école française, j'ai découvert ces jours-ci le fichier d'histoire 5ème du CNED (centre national d'éducation à distance) qui applique les nouveaux programmes.

La deuxième unité est entièrement consacrée à l'islam.
- séance 1 : Les conquêtes arabes
- séance 2 : La ville musulmane, symbole d'une nouvelle civilisation
- séance 3 : L'islam, une religion codificatrice.

Le premier texte de la première séance donne le ton, c'est un long éloge de la dhimma - l'impôt que les non-musulmans doivent payer pour continuer d'exister dans l'ouma.

La conquête de la Palestine près de la rivière de Yarmouk en 636, d'après Al-Balâdhurî, Histoire des conquêtes musulmanes, vers 892.

"Quand Héraclius (1) massa ses troupes contre les musulmans et que les musulmans apprirent qu'elles avançaient pour le renverser au Yarmouk, les musulmans rendirent aux habitants de Hims (2) l'impôt qu'ils avaient reçu d'eux, en disant : Nous sommes trop occupés pour vous secourir et vous protéger ; veillez à votre propre sécurité.
Mais la population de Hims répliqua : Nous préférons de beaucoup votre domination et votre justice à l'état d'oppression et de tyrannie dans lequel nous vivions. Certes l'armée d'Héraclius, avec l'aide de votre gouverneur, nous la repousserons de la ville. Les juifs se levèrent et dirent : Nous jurons sur la Torah qu'aucun gouverneur d'Héraclius n'entrera dans la ville de Hims à moins que nous soyons d'abord vaincus et épuisés ! Sur ces mots, ils fermèrent les portes de la ville et y montèrent la garde. Les habitants des autres villes, Chrétiens et Juifs, qui avaient capitulés entre les mains des Musulmans agirent de la même manière, disant : Si Héraclius et ses sectateurs l'emportaient sur les Musulmans, nous retournerions à notre ancienne condition ; autrement, nous garderons notre situation présente aussi longtemps que domineront les Musulmans.
Quand avec l'aide d'Allah, les infidèles furent défaits et les Musulmans victorieux, ils ouvrirent les portes de leur ville, sortirent avec les chanteurs et les musiciens qui commencèrent à jouer et payèrent l'impôt foncier."

(1) Empereur byzantin qui régna de 610 à 641.
(2) Hims, une des principales villes de Syrie.

Le deuxième texte, continue dans le même sens :

"Voici la garantie que le calife Omar (1) accorde aux habitants de Jérusalem. A tous, sans distinction, qu'ils soient bien ou mal disposés, il garantit la sécurité pour eux-mêmes, leurs possessions, leurs églises, leurs croix et tout ce qui concerne leur culte. Leurs églises ne seront pas transformées en habitations, ni ne seront détruites. Ils ne seront pas contraints en matière de religion et personne d'entre eux n'aura la moindre vexation à craindre. Il prend Dieu pour témoin. Il ne leur sera fait aucun mal, à condition qu'ils paient un impôt."


D'après Al-Taban, Chronique, VIIIe siècle

(1) Calife Omar : Calife de 634 à 644, maître de la Palestine conquise.


Que certains conquérants musulmans aient fait preuve d'une certaine tolérance avec les populations conquises, je ne le nie pas et même je m'en réjouis - car il est toujours souhaitable que la cruauté et la souffrance soient évitées (et les remarques sur ce blog de Mahmoud Lakama à propos de la brutalité de la reconquête espagnole et des conversions forcées méritent d'être rappelées).

Non, ce que je reproche à ce fichier CNED, c'est le choix précisément de ces deux textes qui font finalement des conquêtes arabes de véritables guerres de libération et d'extension du bonheur terrestre. L'islam religion d'amour et de tolérance, voilà le message simpliste - alors qu'à mon sens la question est un peu plus complexe. A moins d'affirmer que l'Etat islamique - dont on découvre en ce moment et  quotidiennement les charniers yésidis à 50 kilomètres d'Erbil - n'a absolument rien, mais rien à voir du tout avec l'islam.

Imaginons un peu les hurlements d'universitaires de gauche, si les programmes scolaires contenaient un éloge de la colonisation européenne.

Bref, je vois dans ces programmes un symptôme supplémentaire de l'époque: non pas l'amour de l'autre mais la haine de soi.

jeudi 24 novembre 2016

Tristes François

L'un promet "d'absoudre l'avortement"l'autre - honteux d'être pris pour un ami de la vie - en appelle à "la dignité " et nie être "un conservateur moyenâgeux".

Et ils se disent chrétiens ? Et ils se disent catholiques ? eux qui refusent de défendre celui qui ne peut pas se défendre.

Ces François-là valent le François qui nous gouverne.

O, triste France, fille bafouée de l'Eglise bafouée.


jeudi 17 novembre 2016

Le secret du MASBROUF

Le MASBROUF n'est ni un animal mythologique, ni le nom d'un bataillon de choc engagé à Mossoul.

Le MASBROUF, c'est le plaisir, le partage, c'est le fumet, les doigts qui collent, la fumée, le feu, la chair, la flamme, c'est la famille et l'amitié,

Le MASBROUF, c'est l'autre délice kurde - mais d'origine arabe

Le MASBROUF serait-il le symbole fraternel de l'IRAK ? Par delà les Sunnites, les Chrétiens, les Chiites, les Kurdes, les Turkmènes et autres Yesidis ?

Le MASBROUF, pour le trouver, pour le faire, pour le sentir ou pour le voir, il vous faut :


BEAUCOUP DE BOIS

et aussi 

UN FOYER

et enfin

UN CUISTOT

Et oui, le MASBROUF, c'est ça...



LE TIGRE




 L'EUPHRATE




et d'autres fleuves ou lacs




où nage la CARPE

 qui longuement grillera

 au feu de bois


samedi 12 novembre 2016

Les cow-boys amoureux

Photo trouvée sur les réseaux sociaux russes !


3 bonnes raisons de se réjouir de l'élection de Trump : Ukraine, Syrie et avortement.

Davaï Trump !

De l'esprit de chevalerie

Défendre la veuve et l'orphelin, défendre le faible : voilà ce qui caractérise l'esprit chevaleresque.

Esprit chevaleresque qui fait cruellement défaut à notre époque, triste époque pour laquelle le progrès consiste en l'élimination de l'enfant à naître - surtout s'il n'est pas "normal" - du malade ou du vieillard.

En interdisant la diffusion de cette vidéo de la fondation Jérôme Lejeune, le CSA et le Conseil d'Etat montrent clairement qu'ils sont du côté de l'impitoyable.




J'ai travaillé comme précepteur pendant plus d'un an avec une petite fille trisomique de 7 ans. C'est une de mes plus belles expériences ; elle faisait sa prière avant de passer à table et me demandait : "As-tu Jésus dans ton coeur?"


Je ne sais pas s'il existe de plus belle et plus pressante question... 
"As-tu Jésus dans ton coeur ?"


samedi 5 novembre 2016

Russie : le champignon magique !

Celui qui a la chance de prendre le train pour se déplacer en Russie constate que  les villes n’y apparaissent que comme  des oasis dans une immensité  désertique, que comme  des îles dans un océan de forêts de bouleaux, de plaines plus ou moins cultivées, plus ou moins ondulées.

Et de ces villes – même lorsqu’elles sont  bétonnées, industrialisées et fortement peuplées (comme Togliattti par exemple) – il est cependant facile de s’échapper en quelques minutes de machina ou de marchroutka et de se retrouver ainsi « into the wild ».

Retrouver la nature, opérer un retour à la terre, vivre avec le rythme des saisons : nous en rêvons tous plus ou moins.

En Russie, ce rêve est une réalité.

Rêve qui se réalise tout d’abord grâce à la datcha que toutes les familles russes possèdent : souvent un modeste lopin de terre qui permet de cultiver ses propres fruits et légumes. A l’ère des grandes surfaces et du tout numérique, manger des tomates goûteuses que l’on a soi-même plantées a tout d’un luxe étonnant.

Ce rêve se réalise aussi grâce à de belles échappées dans les bois et les sous-bois.

L’été on va y chercher  les zimlinika – délicieuses petites fraises des bois -  dont on fera des confitures ou que l’on congèlera pour pouvoir les déguster pendant l’hiver. Et attention, il ne s’agit pas de cueillir quelques poignées de fruits pour agrémenter une glace à la vanille ou pour en faire une tarte, mais bien de rapporter à la maison quelques seaux de plusieurs kilos !

En Russie, tous les chemins mènent aux bois !

A l’automne, on va aux champignons, собирать грибы. Et pareillement, le but n’est pas de rapporter de quoi se préparer une omelette mais bien de quoi tenir toute l’année. Dix ou vingt kilos de champignons, voilà l’objectif, voilà une bonne récolte ! Bien-sûr, il y de bonnes et de moins bonnes années pour les champignons : tout dépend de la température, des précipitations et de votre propre disponibilité.



Les deux ou trois jours passés dans les forêts pour recueillir cette précieuse pourriture seront suivis par deux ou trois jours de travail en cuisine pour les mettre en bocaux. Tout d’abord,  les trier, les laver, parfois les faire bouillir, parfois les faire frire, parfois les découper ou les mettre à mariner, à presser, avec de l’ail, du poivre, du vinaigre, des herbes et d’autres ingrédients…

Un presse champignons artisanal !
Les champignons de Paris, les bolées et les cèpes sont peut-être les plus présents dans les magasins français mais dans les forêts russes quand on se baisse, c’est pour ramasser des grousdi, des rijiki, des licitchki, des apyata, des maslata, des baroviki…



Ne sont-ils pas appétissants ces grousdi dodus ?

Tout le monde connaît le caviar, tout le monde connaît la vodka, mais peu de gens savent qu’une table russe qui se respecte doit présenter aux papilles de ses commensaux quelques petites assiettes de champignons. On garde ces  деликатесы (délicatesses) surtout pour les grandes occasions : anniversaires, nouvel an, Noël et autres jubilés.  Les champignons sont servis froids, souvent assaisonnés avec du sel, de l’ail, des oignons et un peu d’huile. Sont aussi possibles la smetana (sorte de crème fraiche) ou, bien-sûr, la mayonnaise !




Les forêts vous attendent !

mercredi 26 octobre 2016

DAECH en rêvait, BAGDAD l'a fait

Dans un article précédent, je parlais du désolant équilibre du mal ici-bas.

Ce principe se vérifie en ce moment en Irak.

Alors que l''Etat islamique au Levant perd du terrain dans la plaine de Ninive, son idéologie pleine de charia mortifère, elle, gagne du terrain et gangrène les esprits.

La preuve : le 22 octobre dernier, le parlement irakien - qui siège à Bagdad - a voté l'interdiction de l'importation, de la production et de la vente d'alcool...

jeudi 20 octobre 2016

Au coeur d'une milice chrétienne intégrée à la coalition contre Daech, les Nineveh Plain Protection Units (NPU)

J'ai eu l'occasion de prendre quelques bières à Ankawa avec Benoît Kanabus, professeur de philosophie embarqué dans la bataille de Mossoul. Il tient un blog et ses articles sont remarquables. Bonne lecture !
***
La guerre m'a conduit à suivre, aux fins d'une étude diachronique, cartographique et statistique, les Nineveh Plain Protection Units (NPU), autrement dit la milice assyrienne officiellement intégrée à la coalition dirigée contre l'État islamique en Irak.
Cette milice regroupe des hommes résolus à se défendre après que l'ensemble de la communauté chrétienne fut chassée de la province de Ninive et son patrimoine inestimable systématiquement liquidé, sans que ni l'armée irakienne ni les Peshmergas n'interviennent concrètement et sans que la communauté internationale ne s'en émeuve réellement. Le sort des chrétiens tombés aux mains de Daech était pourtant annoncé : se convertir, payer l'impôt infâmant ou partir ‒ alternative qui est rapidement devenue celle de mourir. Tous le répètent : ce crime contre la culture ne fait que s'ajouter aux massacres subis au cours du XXe siècle dont le plus effroyable fut le génocide assyrien commis par les Turcs parallèlement à celui des Arméniens. Les conséquences démographiques sont à nouveau catastrophiques puisque la communauté chrétienne a été réduite d'1.500.000 individus en 2003 à moins de 300.000 aujourd'hui, parmi lesquels les plus jeunes entreprennent à leur tour d'émigrer. Cette population ‒ qui a adopté le christianisme dès sa naissance et qui est, à l'instar des Coptes en Egypte, la plus ancienne du pays ‒ est purement et simplement menacée de disparition.

lundi 17 octobre 2016

à Mossoul, le CORAN tue


L'offensive sur Mossoul a commencé.

*

Depuis 48 heures, sur Erbil,  un nuage, un "smoke". Certains Kurdes disent que cette fumée est créée par DAECH qui enflamme les puits de pétroles, les pneus et autres combustibles, pour gêner les bombardements : je ne sais pas si c'est vrai mais, dans tous les cas, cela montre que Mossoul - à 60 kilomètres d'Erbil - est dans tous les esprits.

*

Très nombreux hélicoptères dans le ciel dont les lourdes pales découpent l'air et dont les lourdes bombes découperont les chairs.


*

Première journée d'attaque et déjà premières victimes peshmergas.

Famille en deuil - mes voisins.

Femme qui se découvre veuve, fils - orphelin.

Douleur.

*

Dans les villages désertés près de Mossoul : paquets de cigarettes, poupées, chiens errants et corans piégés.

Un ami kurde dont les deux frères sont sur le front me dit qu'un "homme pieux ne saurait laisser à terre le Coran."

Hélas.


dimanche 16 octobre 2016

ALEP EST ALEP OUEST

Les médias parlent beaucoup des bombardements sur ALEP EST, mais ils ne parlent jamais de ceux qui endeuillent ALEP OUEST.

De même, l'image du petit garçon couvert de poussière, blessé, et manifestement en état ce choc après un raid aérien sur Alep, a fait la une de toute la presse internationale alors que les photos de cet autre petit garçon décapité par les rebelles modérés d'Alep n' ont été relayées presque nulle part.

Il y a donc deux guerres : la guerre des bombes et la guerre des images. Et la plus dangereuse n'est peut-être pas celle qu'on croit.

Par-delà le bien le mal, le témoignage de sœur Anne-Françoise, carmélite de la communauté d'ALEP, c'est par ici.

PEACE and LOVE in PAKISTAN !

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"Peace and love", mais non, ce n'est pas le cri des hippies pacifistes ! vous n'y êtes pas du tout, vous retardez...

"Paix et amour" sont les deux substantifs qui - d'après les médias dominants - qualifient le mieux l'Islam.

La preuve par l'image.

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Rappel, en anglais "to hang" veut dire "pendre".


Priez pour ASIA BIBI,
 chrétienne condamnée à mort pour blasphème au PAKISTAN.

*

Si la situation des chrétiens - qui ne représentent que 2% de la population - est terrible dans ce pays, (victimes d'enlèvements, d'insultes, de brimades, d'assassinats, de procès injustes ), il arrive parfois, Dieu soit loué, que les hommes se souviennent que - par-delà leur religion - ils sont frères et qu'ils doivent non pas s’entre-tuer mais s'entraider. 

Ne voulant pas donner dans le manichéisme le plus basique, je vous recommande ce petit article qui parle de ces musulmans pakistanais qui ont cotisé pour financer la construction d'une église dans un village : par ici.





mardi 11 octobre 2016

Mon meilleur ami, c'est le président POUTINE !

Je ne fais là que traduire le refrain d'une chanson de rap russe.

Chanson de circonstance après les tristes propos des compères de l'Elysée et de Matignon.

мой лучший друг это президент Путин


Les méchants russes lancent de méchantes bombes sur Alep, alors que nous, nous lançons ou allons lancer, de bonnes tartes à la crème, des mille-feuilles et des pains-au-chocolat sur Mossoul...

Bonne écoute sur RADIO DATCHA


lundi 10 octobre 2016

l'équilibre de la terreur

"Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme."

Il semble  que la fameuse formule de Lavoisier puisse se transposer facilement de la matière à la matière qui crie - autrement dit au mal.

Une guerre ou une épidémie s'arrête ici, une autre reprend là-bas : le mal se déplace mais ne s'arrête jamais. Tel un prédateur qui, une fois la carcasse de sa victime nettoyée, part ailleurs à la recherche de nouvelles proies.

Ainsi c'est au moment où l'Etat Islamique est sur le point d'être éradiqué au Levant que la Turquie, elle, est en phase d'être islamisée intégralement.

Ainsi, à l'abolition de la peine de mort (que l'on célèbre aujourd'hui) répond la propagation de l'avortement - qui n'est rien d'autre qu'une continuation de la tuerie par d'autres moyens.

La canule d'aspiration finale ressemble à la seringue d'injection létale,

Le lévonorgestrel et la bombe au phosphore sont frères du carnage,

La mifépristone et la kalachnikov, soeurs de désolation.

Et le diable y trouve son compte...

samedi 1 octobre 2016

Pologne obscurantiste

- J'aime me faire prendre quand je veux où je veux
- Le progrès
- J'aime me faire prendre mais je n'aime pas me faire avoir par un plus petit que moi
- Le progrès
- Et on a le droit de s'amuser, oui ou non ?
- Mais oui, c'est le progrès !
- Plusieurs partenaires
- Le progrès
- Plusieurs positions
- Le progrès
- Pas facile de toujours faire rimer plastique et érotique
- Le progrès
- Il n'y a pas de jouissance sans nuisance
- Eh oui, c'est le progrès. Et dites-moi, vos voisins râlent-ils parce que vous faites du bruit !
- Oui
- Le progrès. Pensez-vous qu'il faille jouir maintenant car après il sera trop tard ?
- Oui
- Le progrès, le progrès vous dis-je !
 - Ah oui, le progrès, c'est maintenant, c'est le présent, c'est la vivacité éternelle et charnelle de l'instant
- Dites-moi mon amie, ma délicieuse enfant, êtes-vous un peu prudente ? Appliquez-vous parfois quelque petit principe de précaution subite ?
- Oui, quand j'y pense... bien-sûr ! Mais parfois il est vrai, que j''y pense seulement un ou deux jours après !
- Mais c'est ça le progrès, le droit d'être léger, de se dire sans soucis et point de lendemain !
- Mais il y a, il est vrai, quelquefois, ô surprise, d'étranges dérangements, dommages collatéraux, ballonnements ventraux.
- Et oui, hélas, c'est le progrès. L'amour physique...
- N'est pas toujours éthique ?
- Mais il est dialectique ! Ah, le progrès, le progrès qui fait d'un mal un bien - un mâle vous fait du bien.
- Oui, la chair est forte, elle réconforte, le progrès m'a fait libre, le progrès m'a fait digne : je fais ce que je veux où je veux quand je veux
- Bien sûr, c'est le progrès
- J'aime jouir, jouir, jouir sans entraves
- Le progrès, le progrès, soyez brave ! Croquez dans la vie à pleines dents !
- Oui, mais parfois c'est un peu saignant !
- Le progrès ! Hugo n'a-t-il pas écrit...
- Hugo qui ?
- Mais ignorantus, ignoranta, ignorantum, Victor-Marie, Comte Hugo. Le grand. Le progressiste. L'inspirateur suprême du beau caodaïsme !
- Ah oui, oui, oui, j'écoute, j'écoute, je suis tout ouïe, oui, oui
- Sans cesse le progrès, roue au double engrenage, fait marcher quelque chose en écrasant quelqu'un
- " En écrasant quelqu'un" mais comme il exagère, c'est juste un peu de chair ! Une verrue, un furoncle, un aphte, un gros abcès qu'il faut très vite traiter
- Le progrès, le progrès, le progrès, vous dis-je,  nom sublime et saint, tel un ciel étoilé au dessus de nos seins !

vendredi 30 septembre 2016

Tous les vendredis, je suis dans la m...


Vivre dans un pays musulman, c'est apprendre un certain décalage temporel. Le week-end commence le jeudi soir, et le premier jour travaillé de la semaine est le dimanche... On ne s'y fait jamais vraiment. Dire aux collègues : "Bon week-end et à dimanche"  est absolument étrange.

Le vendredi matin - moment de la grande prière - présente un avantage certain : la ville est calme et comme abandonnée. C'est le moment idéal pour faire son jogging dans les parcs ou ses courses dans les centres commerciaux   - déserts mais ouverts.

Le vendredi soir, comme partout sur Terre, c'est la FRIDAY NIGHT FEVER. A Erbil, le moteur des DODGE et des FERRARI hurle, la chicha fume, et la bière coule à flot dans les quartiers libres (chrétiens)...

L'alcool excessif, c'est justement ce que chante Simon SLIEPAKOV,
Семён Слепаков... Tous les vendredis, je suis dans la m... Kajdou Piatnitsu ya v' gavno, Каждую пятницу я в говно
.
мен Слепакв


video


Pour ceux qui comprennent le russe, c'est plutôt simple - voire basique - et drôle. Pour les autres, je vous laisse apprécier le ton et la musique.



BONNE ECOUTE SUR RADIO DATCHA !


jeudi 29 septembre 2016

se taire est impossible

De nouveau sur le GROG, ancre levée, en fuite dans le gros temps et paré à l'abordage.

Difficile de rester au bistro à déguster du raki lorsqu'on entend les horreurs qu'on entend.

Ce reportage sur France Info écouté cet après-midi.

Abject.

Cette mère de famille choquée car ses filles- inscrites dans un lycée catholique - ont reçu une brochure contre l'assassinat des tout petits.

Pauvre cloche, tu as cru mettre tes enfants dans un lycée privé, 
privé de racaille,
mais la racaille, la vraie, c'est toi
toi, qui considères l'enfant dont le micro-coeur bat 
comme un simple tas d'organes 
aspirable à aspirer
déchiquetable à déchiqueter
arrachable à arracher.

Ce n'est pas parce qu'un prêtre pédophile
                                                                  tel Judas
                                                                                 de temps en temps et de toute éternité
                                                               trahit le Christ
que
toutes les écoles catholiques
doivent nécessairement enseigner le viol et le meurtre des enfants à naître.

L'Europe occidentale veut-elle encore vivre ? Et si oui, alors pourquoi tue-t-elle ainsi ses enfants et se laisse-t-elle submerger par le flot des migrants ?

Et pendant ce temps le patriarche de toutes les Russies et de l'Europe libre, Kyril, signe une pétition contre l'avortement.


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dimanche 28 août 2016

le rest' à terre

Après deux ans d'une belle navigation le GROG éprouve le besoin de jeter l'ancre, de jeter l'éponge, de passer à d'autres choses.

Le BLOG restera donc en rade, visible quelque temps encore avant de disparaître ou - qui sait ? - de repartir.

Merci de m'avoir suivi entre la France, la Russie et l'Irak, je vous souhaite à tous une excellente rentrée.

A dan on ot soleil, comme on dit en martiniquais,

Lever de soleil dans le ciel de Russie, oblast de Samara

"And, until we meet again, 
May God hold you in the palm of His hands"
                                                                                                    poème irlandais

samedi 20 août 2016

un été russe : l'okrochka, soupe froide pour été chaud

Ces jours-ci, il fait vraiment "jarka" sur les bords de la Volga, 35°C à midi.
Pas question de manger du bortsch ou des pilmini.
Un plat s'impose.


L'OKROCHKA (prononcez a-kro-chka) : c'est frais, pétillant, léger, nourrissant, délicieux - et facile à préparer.

De mémoire, les ingrédients (pour 4 personnes) :
- 4 petits concombres
- 4 oeufs durs
- 4 pommes de terre
- du jambon (200 grammes)
- du saucisson râpé (100 grammes)
- des radis (en option)
- des oignons verts
- du persil
- du fenouil

Il faut tout couper en petits morceaux, en petits cubes (ockrochka veut dire "miettes").






Quand tout est prêt, vous pouvez servir dans chaque assiette.


Mais bien sûr, il ne faut pas oublier le KVAS, cette délicieuse boisson aux céréales fermentées, qui fait de l'OKROCHKA une incroyable souple pétillante.

Le kvas doit être servi frais

Si vous ne pouvez pas acheter de KVAS, vous pouvez le faire vous même !



Voilà, c'est prêt

Les Russes ont souvent tendance à ajouter une bonne dose de mayonnaise...
mais à mon avis, c'est meilleur sans !

Bon Appétit !
приятного аппетита !


samedi 13 août 2016

un été russe : VOLGA plage

Pour beaucoup de Français, la Russie c'est la neige, des ours, la Sibérie et un hiver éternel !

Alors, pour ceux qui ne le savent pas, en Russie, l'été - continental - est très chaud :  non pas parce que les filles ont souvent de très longues jambes et de très courts shorts mais tout simplement parce que le mercure se balade - selon les régions - entre 28°C et 40°C.

Pour se rafraîchir, rien de tel que la"пляж" (plage) !

Et pas la peine d'aller sur le mer Noire pour en profiter : les lacs, les rivières et les fleuves sont partout et offrent souvent des berges idéales.

A Togliatti ou à Samara, c'est la Volga qui coule paresseusement. Quel délice que de se plonger dans l'eau du plus long fleuve d'Europe (3500 km)

La Volga entre Togliatti et Samra

Un embarcadère pour rejoindre Togliatti ou Samara non loin de Sharayeva, le village du peintre Repin

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le fameux tableau de Repin : Les haleurs de la Volga




La Volga à Togliatti, 15 km de large ! En face, les monts Jigouli


La plage à Togliatti

La plage à Samara, en plein centre ville !

Samara : il suffit de traverser le fleuve pour se retrouver en pleine nature.

La Volga occupe une place fondamentale dans l'imaginaire russe. Elle est, entre autres, le lieu des exploits de Stepan Razin (1630-1671), le Cosaque pirate pilleur massacreur libérateur des paysans !


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S