jeudi 18 février 2016

Erbil, ville pétrifiée

Ce n'est ni Pompéi, ni Saint-Pierre, et pourtant...

Quel paysage urbain déroutant que celui de la capitale du Kurdistan d'Irak : des milliers d'immeubles figés en pleine construction. 

Ni construits ni détruits : abandonnés.

Le Vésuve n'est pas en cause mais Daech, 
La Pelée n'y est pour rien mais l'or noir.






































































On reste parfois sans voix devant cette ville désaffectée, 
cette Babel de Ninive.

Tout au plus peut-on entendre - en tendant bien l'oreille par-delà les générateurs, les muezzins, les Dodge, les Hummer et les femmes voilées chargées d'or - le murmure de l'Ecclésiaste :

Vanité des vanités,  tout est vanité, et poursuite du vent et il n'y a pas d'espoir sous le soleil. 





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