samedi 22 avril 2017

BORGES président !

A quelques heures du scrutin, je suis - très sincèrement - dans la plus complète indécision.

Certes, je ne voterai pas pour MACRON, ni pour HAMON, POUTOU ou ARTHAUD.

mais pour les autres...

Ils ont tous quelque chose.

Impression d'être comme un de ces moutons de LA FERME DES ANIMAUX d'Orwell qui donne raison au dernier orateur.

La chanson des INCONNUS me vient à l'esprit.





Peut-être que finalement, je vais tirer au sort comme dans  LA LOTERIE A BABYLONE de BORGES.

Oui, faire confiance à l'aveugle de Buenos Aires, au génial auteur de FICTIONS.

Dans l’isoloir avec 7 noms - en mettre un dans l'enveloppe : sans savoir lequel.

Laisser le hasard, la chance, le sort et qui sait ? le destin décider !


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vendredi 14 avril 2017

Pâques sous haute protection au Kurdistan d'Irak

Hier, Vendredi Saint, je suis allé à Ankawa, le quartier chrétien d'Erbil.

Les églises étaient absolument pleines et, comme beaucoup, j'ai dû assister à l'office de Mar Elia depuis la parvis.

Chants syriaques : même sans comprendre les paroles, difficile de n'être pas sensible à leur force et à leur beauté.

Rituel étrange sur la fin de la cérémonie : un cercueil plein de roses flotte dans l'église et glisse sur les épaules des fidèles. Des mains saisissent des fleurs ou y déposent de gros bouquets. Puis il rejoint l'autel.

Nous défilons lentement.

Dans le cercueil, le mannequin d'un Christ mort, saignant et démembré.

Mort, saignant et démembré...  comme tous ces chrétiens coptes sauvagement assassinés par des fanatiques musulmans en Egypte.

Dehors des dizaines de peshmergas armés protégeaient le bâtiment.

Barzani serait-il un meilleur protecteur des chrétiens d'Orient que Sissi ?



samedi 8 avril 2017

SYRIE, le bon sens anglais d'un ancien ambassadeur ?

Juste pour entendre un autre son de cloche...




Intéressante aussi : l'intervention du représentant de la Bolivie au Conseil de Sécurité, et  la photo-souvenir des armes de destruction massive qui ont justifié la catastrophique intervention en Irak.




jeudi 6 avril 2017

Russie : la cloche fêlée de Moscou

De passage à Moscou, la semaine dernière, je suis allé faire un tour au Kremlin.

Bien-sûr, j'ai pris le métro, vers 8h30 du matin, quand il est absolument bondé.

Je me suis alors dit que tous ces corps comprimés augmenteraient mes chances de survie en cas d'explosion, mais qu'ils les réduiraient en cas d'attaque chimique - comment fuir lorsqu'un mur humain barre le passage vers la sortie à l'air libre ?

Joyeuses pensées d'un siècle joyeux... Tout cela ne m'a pas empêché d'admirer la beauté du métro et l'élégance légèrement provocante des Moscovites.

Depuis, hélas, la bombe à Saint Pétersbourg et le gaz en Syrie...

Mais ce jour-là, j'ai profité de l'innocence de l'instant :  les remparts du Kremlin, la relève de la garde, les canons pris aux Français, les quatre cathédrales, un vent glacial, un ciel parfois bleu, un air parfois ensoleillé. Et une cloche, une très grosse cloche, fêlée.






La cloche fêlée,

Il est amer et doux, pendant les nuits d'hiver,
D'écouter, près du feu qui palpite et qui fume,
Les souvenirs lointains lentement s'élever
Au bruit des carillons qui chantent dans la brume,

Bienheureuse la cloche au gosier vigoureux
Qui, malgré sa vieillesse, alerte et bien portante,
Jette fidèlement son cri religieux,
Ainsi qu'un vieux soldat qui veille sous la tente !

Moi, mon âme est fêlée, et lorsqu'en ses ennuis
Elle veut de ses chants peupler l'air froid des nuits,
Il arrive souvent que sa voix affaiblie

Semble le râle épais d'un blessé qu'on oublie
Au bord d'un lac de sang, sous un grand tas de morts,
Et qui meurt, sans bouger, dans d'immenses efforts.

                                                                                                            BAUDELAIRE

samedi 1 avril 2017

vol Moscou-Istanbul : un djihadiste pirate de l'air !

Assis près du hublot à la cinquième rangée d'un Boeing 737 de la compagnie aérienne turque PEGASUS, je vois soudain se lever un grand gars musclé, un oriental, très barbu.

Il marche d'un pas décidé vers la cabine de pilotage.

Il essaie d'ouvrir la porte une première fois. Sans succès.

Il jette un coup d’œil sur les passagers, puis essaie une seconde fois d'ouvrir la porte de la cabine.

Je me suis dit deux choses :
- c'est un terroriste.
- c'est un terroriste stupide (il y en a beaucoup) qui ignore que depuis le 11 septembre 2001, les portes sont blindées et qu'il n'a - comme feu le commandant du vol de la GERMAN WINGS - aucune chance de l'ouvrir.

Troisième tentative. Troisième échec.

Va-t-il sortir une arme ? Un pain de plastique de sa semelle ?

Il interpelle alors quelqu'un dans les premiers rangs qui lui répond quelque chose en turc ou en arabe.

Il a donc des complices.

Il ne s'est pas passé plus de dix secondes depuis le début de l'attaque.

Il est peut-être temps d'agir mais je suis coincé à ma place avec, devant, le voisin qui a baissé son fauteuil et, à mes côtés, deux vieilles qui ronflent : pas facile de rejoindre l'allée pour tenter de les stopper.

Etrangement, le terroriste se met à sourire, il se retourne ,puis pivote de 45° sur sa gauche et parvient finalement à ouvrir la porte... des toilettes qu'il cherchait manifestement depuis le début et qui se trouve juste à côté de la cabine de pilotage.

Confondre la porte de la cabine de pilotage et celle des toilettes, il faut quand même le faire !